La réalisatrice italienne Laura Samani, déjà remarquée pour son premier long-métrage, revient avec « Une année italienne », un film qui s’inscrit dans le genre du teen movie, mais avec une approche plus nuancée et moins spectaculaire. Selon Libération, ce deuxième opus explore avec délicatesse les tourments des adolescents, sans tomber dans les clichés habituels du genre.
Ce qu'il faut retenir
- Laura Samani, réalisatrice italienne confirmée, signe son deuxième long-métrage avec « Une année italienne ».
- Le film s’inscrit dans le genre du teen movie, mais adopte un ton plus sobre et moins spectaculaire que la moyenne.
- L’intrigue suit les histoires d’ados, avec une attention particulière portée à leurs désillusions et leurs questionnements.
- La réalisatrice mise sur des personnages moins caricaturaux que ceux des teen movies traditionnels.
- Le film a été salué pour sa touche de réalisme et d’humanité, tout en restant accessible.
Avec « Une année italienne », Laura Samani propose une vision des années de lycée qui tranche avec les productions hollywoodiennes ou françaises souvent centrées sur les excès ou les drames spectaculaires. Le film, comme le rapporte Libération, mise davantage sur l’authenticité des émotions et des situations, même si le résultat reste moins percutant que certains de ses concurrents. Autant dire qu’on est loin des teen movies où les intrigues reposent sur des rebondissements outranciers ou des drames prévisibles.
Le récit s’articule autour de personnages adolescents confrontés à des choix qui marqueront leur entrée dans l’âge adulte. Les thèmes abordés — amitié, premier amour, pression familiale, orientation scolaire — ne sont pas nouveaux, mais la réalisatrice évite l’écueil du mélodrame pour privilégier une approche plus terre-à-terre. « J’ai voulu montrer que la vie des ados n’est pas toujours faite de cris et de larmes, mais aussi de petits riens qui comptent », a déclaré Laura Samani à Libération.
Côté casting, le film s’appuie sur des acteurs peu connus du grand public, ce qui renforce l’impression de réalisme. Les dialogues, jugés naturels et peu artificiels par la critique, évitent les répliques trop lisses ou les situations trop convenues. Pour autant, le film ne révolutionne pas le genre : il se contente de proposer une variation plus discrète, mais pas moins touchante.
« On a souvent l’impression que les teen movies se ressemblent tous. Moi, j’ai voulu faire un film où l’on entend les silences autant que les mots. »
— Laura Samani, réalisatrice, interviewée par Libération
Sorti discrètement dans les salles françaises au printemps 2026, le film peine à se faire une place face à des productions plus médiatiques. Pourtant, pour les spectateurs en quête d’un récit adolescent moins caricatural, « Une année italienne » pourrait représenter une belle découverte. À l’heure où les teen movies traditionnels peinent à innover, ce film rappelle que la simplicité et l’authenticité peuvent parfois suffire à marquer les esprits.
Si l’accueil critique s’avère plutôt positif, il reste à savoir si le public suivra. Les prochaines semaines seront déterminantes pour savoir si le film parvient à s’imposer comme une référence du genre ou s’il restera dans l’ombre de productions plus grand public.
Oui, Laura Samani s’est fait remarquer avec son premier long-métrage, « Piccolo corpo » (2021), qui a remporté plusieurs prix dans des festivals internationaux, dont le prix Orizzonti à la Mostra de Venise. Elle est considérée comme l’une des valeurs montantes du cinéma italien contemporain.
Non, « Une année italienne » est une œuvre originale écrite et réalisée par Laura Samani. Le scénario s’inspire de ses propres observations sur la jeunesse italienne, mais il ne s’agit pas d’une adaptation.