Avec une stratégie ambitieuse pour renforcer la production nationale, le groupe LDC, leader européen de la volaille, accélère ses investissements. Selon Ouest France, le groupe sarthois entend répondre à la demande croissante des consommateurs en viande française tout en consolidant sa position sur le marché. Cette démarche s’appuie sur deux axes principaux : la reprise de l’activité « France Poultry », spécialisée dans le poulet exporté, et la construction d’un nouvel abattoir dans le Finistère.
Ce qu'il faut retenir
- Reprise de « France Poultry » : LDC récupère l’activité historique de l’ex-Doux, spécialisée dans l’exportation de poulets.
- Investissement dans un nouvel abattoir à Châteaulin (Finistère) pour moderniser la filière.
- Objectif affiché : augmenter la part de volaille française dans l’offre du groupe, aujourd’hui leader sur le marché européen.
- Philippe Gelin, président du directoire, porte cette stratégie industrielle.
Un groupe en pleine expansion industrielle
Fondé en 1968 dans la Sarthe, LDC s’est imposé comme un acteur incontournable de la volaille en Europe. Avec un chiffre d’affaires dépassant les 4 milliards d’euros en 2025, le groupe emploie plus de 20 000 salariés sur ses 120 sites de production. Face à la concurrence internationale et aux attentes des consommateurs en matière de traçabilité, LDC mise sur des outils industriels plus performants. Le projet d’abattoir à Châteaulin, dans le Finistère, s’inscrit dans cette logique. Prévu pour être opérationnel d’ici 2027, cet établissement devrait renforcer la capacité de production tout en garantissant des normes sanitaires strictes.
La reprise de « France Poultry » : un levier pour l’export
L’acquisition de « France Poultry », anciennement connue sous le nom de Doux, marque une étape clé pour LDC. Spécialisée dans l’exportation de poulets vers des marchés étrangers, cette activité compte pour une part significative des volumes produits par le groupe. Selon Philippe Gelin, cette reprise permet de « structurer une filière export 100 % française », évitant ainsi la dépendance à des importations ou à des acteurs étrangers. « Notre responsabilité, c’est de proposer des volailles françaises », a-t-il souligné lors d’un entretien avec Ouest France.
Un enjeu économique et stratégique pour la Bretagne
Le choix de Châteaulin pour ce nouvel abattoir n’est pas anodin. La Bretagne, première région avicole de France, concentre plus de 30 % de la production nationale. L’implantation de ce site permettra de dynamiser l’économie locale tout en réduisant les coûts logistiques liés au transport. « Ce projet s’inscrit dans une logique de proximité avec nos éleveurs et nos clients », a précisé le dirigeant. Par ailleurs, il devrait créer une centaine d’emplois directs et indirects dans le département.
Reste à voir si cette stratégie portera ses fruits face à une concurrence accrue, notamment en provenance d’Europe de l’Est et d’Amérique du Sud. Une chose est sûre : LDC mise sur la qualité et l’origine française pour se différencier.
Selon Philippe Gelin, cité par Ouest France, cette reprise permet de « structurer une filière export 100 % française » et de renforcer la position du groupe sur les marchés internationaux avec une production entièrement nationale.