Le Burkina Faso, un pays d'Afrique de l'Ouest, est actuellement sous le contrôle d'un régime militaire dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré. Selon Le Figaro, le chef de la junte a récemment déclaré que les Burkinabè doivent « oublier » la démocratie, affirmant que « la démocratie ce n’est pas pour nous ». Cette déclaration intervient dans un contexte où le pays est miné par les violences de groupes djihadistes depuis près de 10 ans, ayant fait des milliers de morts.
Ce qu'il faut retenir
- Le capitaine Ibrahim Traoré a déclaré que les Burkinabè doivent oublier la démocratie.
- Le régime militaire a dissous la Commission électorale nationale indépendante (Céni) et les partis politiques.
- La transition politique devait s'achever en juillet 2024 par des élections, mais la junte a adopté une charte lui permettant de rester au pouvoir cinq ans de plus.
Le contexte politique
Le Burkina Faso a connu deux coups d'État en 2022, le premier en janvier et le second en septembre, qui ont abouti à l'arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré. La transition politique, enclenchée après le premier putsch, devait s'achever en juillet 2024 par des élections. Cependant, la junte actuelle a adopté une charte qui lui permet de rester au pouvoir cinq ans de plus à compter de juillet 2024, et autorise le capitaine Traoré à se présenter aux « élections présidentielle, législatives et municipales », prévues en principe au terme de ces cinq années.
Le régime militaire a également dissous en octobre 2025 la Commission électorale nationale indépendante (Céni), puis, en février dernier, les partis politiques, dont les activités étaient déjà suspendues. Ces décisions ont été prises dans un contexte où le pays est en proie à des violences de groupes djihadistes, et où l'armée burkinabè et ses supplétifs, les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), sont accusés par des ONG de tuer des civils.
Les déclarations d'Ibrahim Traoré
Ibrahim Traoré a été interviewé pendant plus de deux heures par des journalistes de médias burkinabè et étrangers, dont la télévision publique italienne Rai et la chaîne britannique privée Sky News. Lors de cet entretien, il a déclaré que « on ne parle même pas d'élections d'abord (...) il faut que les gens oublient la question de la démocratie, la démocratie ce n’est pas pour nous ». Il a également évoqué le cas de son prédécesseur, l'ex-lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba, accusé d'être le cerveau de plusieurs tentatives de putsch et poursuivi pour corruption.
Ibrahim Traoré a également indiqué que la Russie, son allié, fournissait des équipements, mais que « personne ne forme l'armée burkinabè », et « sur le terrain, ce sont les soldats burkinabè qui se battent ». Il a nié que l'armée burkinabè tue des civils, affirmant qu'« il n'y a pas de preuves ».
En conclusion, la situation au Burkina Faso est complexe et incertaine, avec des implications importantes pour la démocratie et la stabilité dans la région. Il est essentiel de suivre de près les développements et de soutenir les efforts pour promouvoir la paix, la sécurité et la démocratie dans le pays.
Il est difficile de prédire avec certitude ce qui va se passer ensuite au Burkina Faso, mais il est probable que la situation reste tendue et incertaine. La communauté internationale devra suivre de près les développements et soutenir les efforts pour promouvoir la paix, la sécurité et la démocratie dans le pays.
