Le directeur général de Valeo, Christophe Périllat, exprime son soutien à l'idée de préférence européenne tout en soulignant l'importance d'un seuil de contenu local adéquat pour éviter des délocalisations au profit des importations chinoises. Selon nos confrères de BFM Business, il a interpellé les autorités sur la nécessité de prendre des décisions stratégiques pour préserver les emplois industriels en Europe.
Ce qu'il faut retenir
- Christophe Périllat soutient la préférence européenne avec un seuil de contenu local crucial
- La France pousse pour un taux de 75% de contenu local pour les voitures électriques
- L'industrie automobile traverse une crise profonde en Europe
Préserver les emplois industriels en Europe
Christophe Périllat a souligné l'importance de la décision à prendre quant à la préférence européenne pour certains produits, notamment les voitures électriques. La question centrale réside dans le pourcentage de contenu local imposé, un sujet de débat animé entre les acteurs concernés. Alors que la Commission envisage un taux de 70%, la France plaide pour un seuil plus élevé, à 75%, afin de limiter les délocalisations.
La crise de l'industrie automobile en Europe
L'industrie automobile, représentant 7% du PIB européen et employant près de 14 millions de personnes, est confrontée à une crise profonde accentuée par la pandémie de Covid-19. Les ventes ont chuté et la transition vers l'électrique peine à décoller, favorisant la concurrence des acteurs chinois sur le marché européen.
En conclusion, les enjeux de la préférence européenne et du maintien des emplois industriels en Europe restent au cœur des débats. Les prochaines décisions prises par les autorités européennes seront cruciales pour l'avenir de l'industrie automobile sur le continent.
