Un an et demi après le succès médiatique et populaire de l'édition du Vendée Globe 2024-2025, certains marins se retrouvent en difficulté, sans partenaires, selon Franceinfo - Sport. Le skipper français Maxime Sorel, qui a deux Vendée Globe à son actif, est l'un d'eux. Son monocoque, sur lequel il n'a plus navigué depuis l'abandon du Vendée Globe en novembre 2024, est actuellement en réparation à Concarneau, dans le Finistère.
Ce qu'il faut retenir
- Le financement est un défi pour les skippers après le Vendée Globe.
- Maxime Sorel et Romain Attanasio sont deux exemples de skippers qui peinent à trouver des sponsors.
- La situation économique et géopolitique actuelle rend le sponsoring sportif plus difficile.
Le contexte économique
Les sponsors partent à cause du contexte économique, comme le groupe volailler Maitre Coq, qui a décidé de ne plus sponsoriser des projets de Vendée Globe après des décennies de sponsoring. Le coût de ces projets est également un facteur important, avec des budgets qui peuvent aller jusqu'à 3 millions d'euros par an pour les projets gagnants, selon Antoine Mermod, le président de la classe IMOCA.
Les organisateurs de courses au large regardent la situation de près, avec une liste de concurrents pour la prochaine Route du Rhum qui sera publiée jeudi 16 avril 2026. Les organisateurs ont dû affiner les quotas pour arriver à 24 monocoques Imoca, soit moins qu'en 2022, mais plus que certaines années, selon Joseph Bizard, le directeur général de l'agence OC Sport.
Les solutions possibles
Pour faire face à cette situation, les skippers et les organisateurs de courses au large cherchent des solutions. L'une des options est de réduire les coûts, comme le nombre de voiles à bord ou les mâts monotypes, pour rendre les projets plus abordables. Les Class40, des bateaux plus petits avec un budget maximum de 350 000 euros par an, pourraient également être une option pour les entreprises qui cherchent des budgets plus accessibles.
Les skippers eux-mêmes doivent également s'adapter, comme Maxime Sorel, qui a dû licencier la moitié de son équipe et ne se verse plus de salaire. Il est actuellement à la recherche de nouveaux partenaires pour relancer son projet.
En conclusion, le financement est un défi important pour les skippers après le Vendée Globe. Les skippers et les organisateurs de courses au large doivent chercher des solutions pour rendre les projets plus abordables et attirer de nouveaux partenaires. Les prochaines semaines seront cruciales pour l'avenir de ces projets.
