Le Japon a vu son produit intérieur brut (PIB) progresser de 0,5% au premier trimestre, selon les données officielles préliminaires publiées mardi, dépassant les estimations.
Le plan de relance de 117 milliards d'euros adopté fin 2025 par le gouvernement de la première ministre Sanae Takaichi a continué de soutenir l'activité et les dépenses. Selon Le Figaro, la demande intérieure est probablement restée ferme, avec une consommation des ménages et des investissements en capital modestement en territoire positif, tandis que les investissements publics ont enregistré une nette progression.
Ce qu'il faut retenir
- Le PIB japonais a crû de 0,5% au premier trimestre, dépassant les estimations.
- Le plan de relance de 117 milliards d'euros a continué de soutenir l'activité et les dépenses.
- La demande intérieure est probablement restée ferme, avec une consommation des ménages et des investissements en capital modestement en territoire positif.
- Le conflit au Moyen-Orient assombrit sérieusement l'horizon pour l'économie nippone.
La croissance soutenue
Le PIB japonais avait crû de 0,2% au dernier trimestre de 2025 et des analystes sondés par l'agence Bloomberg anticipaient une croissance de 0,4% pour le premier trimestre 2026. Selon Yoshiki Shinke, économiste du Daiichi Life Research Institute, « la demande intérieure est probablement restée ferme ».
Le commerce extérieur a également amorcé une reprise sous l'effet de l'accroissement des exportations vers l'Asie et le redressement des ventes automobiles vers les États-Unis. Cependant, la guerre au Moyen-Orient assombrit sérieusement l'horizon pour l'économie nippone, très dépendante des hydrocarbures du Golfe et soumise à une aggravation des tensions inflationnistes.
Les incertitudes
Le conflit au Moyen-Orient paralyse depuis fin février la circulation dans le détroit d'Ormuz, contribuant à faire flamber les cours du pétrole brut. Selon Taro Kimura, analyste de Bloomberg Economics, « à partir du deuxième trimestre, le resserrement de l'offre pétrolière pèsera sur les exportations et la consommation, ralentissant ainsi la croissance ».
La banque centrale (BoJ) a fortement relevé fin avril ses prévisions d'inflation, à 2,8% pour l'exercice fiscal en cours, en raison de l'impact du conflit. Cela pourrait l'inciter à relever ses taux dès juin. Elle a également revu fortement à la baisse ses prévisions de croissance du PIB pour l'exercice 2026, tablant sur 0,5% contre 1,0% précédemment.
La réponse de Sanae Takaichi
La première ministre Sanae Takaichi a annoncé lundi envisager d'élaborer un nouveau budget supplémentaire dans le but de préserver la croissance en soutenant à nouveau les consommateurs face au renchérissement des prix, de l'énergie à l'alimentaire.
En conclusion, la situation économique au Japon est complexe et la croissance soutenue par le plan de relance de 117 milliards d'euros est menacée par les incertitudes liées au conflit au Moyen-Orient.
Le conflit au Moyen-Orient paralyse la circulation dans le détroit d'Ormuz, contribuant à faire flamber les cours du pétrole brut, ce qui menace la croissance de l'économie japonaise.