Huit ans après la naissance des «gilets jaunes», à l’automne 2018 en réaction à la hausse des taxes sur les carburants, le mouvement s’apprête à renaître ce samedi 17 octobre, selon nos confrères du Figaro. Cette fois, la contestation trouve aussi son origine dans la flambée des prix de l’essence, mais il se greffe à la colère des lycéens, engagés depuis plusieurs semaines dans des blocus.

Comme à l’époque, le mouvement a émergé sur les réseaux sociaux, en dehors des partis politiques et des syndicats. Pour l’instant, aucune personnalité ne s’est imposée comme le visage fédérateur de la mobilisation. Mais plusieurs figures des «gilets jaunes» de 2018 ont manifesté leur soutien et comptent se joindre aux rassemblements, à l’instar de Priscillia Ludosky, Maxime Nicolle, Jérôme Rodrigues et Éric Drouet.

Ce qu'il faut retenir

  • Le mouvement des «gilets jaunes» se prepare à renaître huit ans après sa création.
  • La contestation trouve son origine dans la flambée des prix de l’essence et la colère des lycéens.
  • Plusieurs figures des «gilets jaunes» de 2018 ont manifesté leur soutien et comptent se joindre aux rassemblements.

Les figures des «gilets jaunes»

Priscillia Ludosky, autoentrepreneuse de Seine-et-Marne, avait lancé une pétition en ligne le 29 mai 2018, réclamant une baisse des prix du carburant. Elle est considérée comme l’une des figures fondatrices du mouvement. Maxime Nicolle, quant à lui, est un animateur de radio qui a rejoint le mouvement dès ses débuts et est devenu l’une des voix les plus écoutées.

Jérôme Rodrigues et Éric Drouet sont également des figures emblématiques du mouvement. Jérôme Rodrigues a été blessé lors d’une manifestation en janvier 2019, ce qui a déclenché une vague de solidarité envers lui. Éric Drouet a été l’un des principaux organisateurs des manifestations et a été arrêté à plusieurs reprises pour son implication dans le mouvement.

Le contexte actuel

Le mouvement des «gilets jaunes» se développe dans un contexte de forte inflation et de hausse des prix de l’essence. Les lycéens, qui ont déjà entamé des blocus dans plusieurs établissements, sont également impliqués dans la mobilisation. Le gouvernement a annoncé des mesures pour tenter de calmer la situation, mais les manifestants restent déterminés à faire entendre leur voix.

Et maintenant ?

La mobilisation des «gilets jaunes» devrait se poursuivre dans les prochains jours, avec des manifestations prévues dans plusieurs villes de France. Les autorités ont annoncé des mesures de sécurité renforcées pour tenter de prévenir les violences. Il reste à voir comment la situation va évoluer et si les manifestants vont réussir à faire entendre leur voix.

Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer l’issue de cette mobilisation. Les «gilets jaunes» ont-ils encore un rôle à jouer dans le paysage politique français ? Seul l’avenir le dira.