Comme le rapporte Franceinfo - Politique, le retour de l'acétamipride, un insecticide interdit en France mais autorisé en Europe, divise la majorité et pourrait faire échouer la loi d'urgence agricole. Le gouvernement tente de trouver un compromis avant le vote prévu lundi soir.

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a convoqué une réunion à Matignon lundi après-midi avec l'ensemble des présidents de groupe parlementaire du socle commun pour tenter de trouver une issue. Le Premier ministre avait déjà demandé à ses ministres de travailler à un compromis ces derniers jours. Mais entre une ministre de la Transition écologique opposée au retour de l'acétamipride et une ministre de l'Agriculture plutôt favorable, les positions restent éloignées.

Ce qu'il faut retenir

  • Le retour de l'acétamipride, un insecticide interdit en France mais autorisé en Europe, divise la majorité et pourrait faire échouer la loi d'urgence agricole.
  • Le gouvernement tente de trouver un compromis avant le vote prévu lundi soir.
  • Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a convoqué une réunion à Matignon lundi après-midi avec l'ensemble des présidents de groupe parlementaire du socle commun.

Le contexte

La loi d'urgence agricole portée par le gouvernement pourrait être rejetée par les députés, lundi 20 juillet au soir. En cause : le retour de l'acétamipride, un insecticide qui menace notamment les abeilles. Autorisé au niveau européen, il est interdit en France. Son éventuelle réintroduction est devenue le principal point de crispation autour d'un texte qui devait initialement répondre à l'urgence du monde agricole.

Ce produit avait déjà suscité un vif débat il y a un an. Dans la loi Duplomb, le Conseil constitutionnel avait censuré l'article qui prévoyait sa réautorisation, estimant que le dispositif n'était pas suffisamment encadré. Les sénateurs Les Républicains ont cette fois réintroduit la mesure sous la forme d'un amendement à la loi d'urgence agricole. C'est désormais cette disposition qui menace de faire capoter l'ensemble du texte.

Les positions

Les députés macronistes ont débattu du sujet lors d'une visioconférence et souhaiteraient que la question de ce pesticide soit retirée du projet de loi. Une manière d'éviter d'étaler leurs désaccords sur la place publique. Officiellement, ils rappellent que cette mesure ne figurait pas parmi les objectifs initiaux du texte fixés par le Premier ministre. Sébastien Lecornu avait même expressément demandé que les débats ne soient pas pollués par la question des néonicotinoïdes.

Dans l'entourage de Gabriel Attal, cet amendement est présenté comme un cavalier législatif, c'est-à-dire une disposition sans lien direct avec l'objet du texte. Le président du groupe Renaissance demande donc au gouvernement de déposer un amendement de dernière minute pour supprimer cette mesure, juste avant le vote final prévu dans la soirée.

Et maintenant ?

Le vote sur la loi d'urgence agricole est prévu pour lundi soir. Le gouvernement devra trouver un compromis pour éviter que le texte ne soit rejeté. Les positions restent éloignées et il est difficile de prédire l'issue du vote. Les députés devront prendre une décision importante qui aura des conséquences sur l'avenir de l'agriculture en France.

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a une décision difficile à prendre. Il doit trouver un équilibre entre les intérêts des agriculteurs et les préoccupations environnementales. Le vote de lundi soir sera crucial pour l'avenir de la loi d'urgence agricole et pour le gouvernement.