Les emprunteurs immobiliers pourraient bientôt rencontrer des difficultés pour obtenir un prêt, selon Capital. En effet, la combinaison entre la hausse des taux de crédit et la baisse du taux d’usure bloque déjà certains dossiers d'emprunt immobilier. Cette situation est particulièrement préoccupante dans le contexte du conflit au Moyen-Orient, qui pourrait aggraver les conditions de crédit.

D'après Capital, certains dossiers ont déjà été refusés en raison des hausses des taux de crédit impactés par le conflit, alors que les taux d’usure, ou plafonds réglementaires, reculent. Pour l’heure, ce blocage des dossiers ne concerne que les emprunteurs de plus de soixante ans, et des emprunts sur une durée courte. Cependant, d’ici cet été, les difficultés à emprunter pourraient concerner beaucoup plus de monde, si la hausse des taux de crédit se poursuit, selon le courtier en prêts Vousfinancer.

Ce qu'il faut retenir

  • La combinaison entre la hausse des taux de crédit et la baisse du taux d’usure bloque certains dossiers d'emprunt immobilier.
  • Ce blocage des dossiers concerne actuellement les emprunteurs de plus de soixante ans et les emprunts sur une durée courte.
  • Les difficultés à emprunter pourraient concerner beaucoup plus de monde d’ici cet été si la hausse des taux de crédit se poursuit.

Le contexte

Le taux d’usure est un taux d’intérêt maximum légal applicable par une banque pour un prêt, aussi appelé taux annuel effectif global (TAEG). Il comprend notamment les intérêts, les frais de dossier, d’assurance ou encore de courtage. Au second trimestre 2026, ces taux d’usure sont en baisse pour les durées de moins de vingt ans. Plus précisément, ils connaissent une chute de 0,12 % pour les moins de dix ans, et de 0,11 % pour les prêts de dix à moins de vingt ans. Pour les prêts de plus de vingt ans, le taux d’usure augmente de 0,06 %.

Cette situation crée une situation paradoxale, « un effet ciseau » selon Sandrine Allonier, porte-parole du courtier Vousfinancer, interrogée par Le Progrès. Dans ce contexte, certains emprunteurs sont recalés avec un profil pourtant solide. Et pour ces profils, c’est le coût de l’assurance qui fait basculer le dossier.

Les conséquences

Pour arriver à obtenir un prêt dans ce contexte, plusieurs options existent. Par exemple, allonger la durée du crédit quand c’est possible pour obtenir un taux d’usure plus élevé, instaurer une délégation d’assurance pour réduire son coût, ou encore négocier les frais annexes pour limiter leur impact dans le calcul du TAEG.

Ces difficultés à emprunter pourraient avoir des conséquences importantes sur le marché immobilier, notamment en termes de prix et de disponibilité des logements. Les acheteurs potentiels pourraient être découragés par les conditions de crédit plus sévères, ce qui pourrait entraîner une baisse de la demande et, à terme, une stabilisation ou une baisse des prix.

Et maintenant ?

Il est difficile de prédire avec certitude comment évolueront les conditions de crédit et le marché immobilier dans les prochains mois. Cependant, il est clair que les emprunteurs devraient être prudents et prendre en compte les risques potentiels liés à la hausse des taux de crédit et à la baisse du taux d’usure. Il est recommandé de consulter un courtier en prêts ou un conseiller financier pour obtenir des conseils personnalisés et prendre des décisions éclairées.

En conclusion, la situation actuelle du marché immobilier et des conditions de crédit est complexe et volatile. Les emprunteurs doivent être vigilants et prendre en compte les risques potentiels pour éviter les pièges et prendre des décisions éclairées. Il est essentiel de rester informé et de suivre les évolutions du marché pour être en mesure de réagir rapidement et de manière appropriée.