Selon nos confrères de Le Figaro, le Tiktokeur algérien Mahdi B., déjà condamné pour apologie du terrorisme, comparaît ce vendredi 27 février à 13h30 devant le tribunal de Paris pour outrage à personne dépositaire de l’autorité publique. Cet influenceur de 29 ans, suivi par 1,4 million de personnes, est accusé d’avoir insulté des policiers en arabe lors d’un contrôle de rue à Châtelet-Les Halles.

La vidéo TikTok tournée par l’accusé lui-même et relayée le 21 décembre 2025 par des internautes montre Mahdi B. insulter des policiers : « Nique l’État », « Ils lui font des attouchements, c’est un pédé ce policier », « Il va se faire foutre ». Le jeune homme interpelle ensuite un camarade apparaissant sur la vidéo : « Vas-y, frappe le policier, frappe-le avec ta ceinture ! » À propos d’une policière de la brigade, un autre individu réplique : « Ne leur adresse pas la parole, c’est une pute ».

Ce qu'il faut retenir

  • Mahdi B. est un influenceur algérien de 29 ans suivi par 1,4 million de personnes.
  • Il est accusé d’outrage à personne dépositaire de l’autorité publique.
  • La vidéo TikTok incriminée a été tournée le 21 décembre 2025.
  • Mahdi B. a déjà été condamné en janvier 2025 pour apologie du terrorisme.
  • Il est sous obligation de quitter le territoire français (OQTF) depuis sa condamnation.

Le contexte de l’affaire

La diffusion de la vidéo a conduit à la nouvelle interpellation de l’influenceur le 23 décembre 2025, et à son placement en garde à vue puis en détention provisoire. Dans les heures précédant son arrestation, Mahdi B. avait menacé l’un des premiers internautes à avoir partagé la vidéo : « Wallah je ne vais pas quitter la France. Je vais rester en France », lançait-il face caméra, en arabe, traitant l’internaute de « harki », de « balance » et de « pédé ».

La préfecture lui avait délivré une OQTF en pleine crise diplomatique entre Paris et Alger, alors que la France décidait d’expulser plusieurs influenceurs vers l’Algérie. En juin dernier, il était de nouveau interpellé au centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), où il avait été transféré pour avoir fait l’apologie du terrorisme, cette fois depuis sa cellule de la prison de Villepinte (Seine-Saint-Denis).

Les conséquences de l’affaire

La rédaction vous conseille de suivre l’actualité en temps réel avec l’application Le Figaro. L’affaire de Mahdi B. soulève des questions sur la liberté d’expression et les limites de la tolérance envers les discours haineux. Le procès de Mahdi B. devrait avoir des conséquences importantes sur la façon dont les réseaux sociaux sont régulés en France.

Et maintenant ?

Le procès de Mahdi B. est prévu pour ce vendredi 27 février. Les prochaines échéances et décisions attendues concernent la sentence qui sera prononcée contre lui. Il est possible que cette affaire ait des répercussions sur la politique française en matière de régulation des réseaux sociaux et de lutte contre les discours haineux.

En conclusion, l’affaire de Mahdi B. est un exemple de la complexité des questions liées à la liberté d’expression et à la régulation des réseaux sociaux. Les conséquences de cette affaire seront importantes et pourraient avoir des impacts sur la façon dont les réseaux sociaux sont utilisés et régulés en France.