Un bateau de croisière parcourt l'océan Atlantique pendant 40 jours, mais ce dimanche 10 mai, un constat inquiet : l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) recense quatre patients malades testés positifs à l'hantavirus. Selon Franceinfo - Santé, ces patients sont hospitalisés en Suisse, aux Pays-Bas et en Afrique du Sud.
Le MV Hondius avait quitté le port d'Ushuaïa en Argentine le 1er avril, avec à bord 114 passagers de 23 nationalités et 61 membres d'équipage. Le bateau a fait escale dans plusieurs petites îles, chaque fois que les touristes allaient à terre pour les visiter.
Ce qu'il faut retenir
- 4 patients malades testés positifs à l'hantavirus sont hospitalisés en Suisse, aux Pays-Bas et en Afrique du Sud.
- Le MV Hondius avait quitté le port d'Ushuaïa en Argentine le 1er avril.
- Le bateau a fait escale dans plusieurs petites îles.
- Les patients devront rester 72 heures hospitalisés sous surveillance, puis 45 jours à l'isolement à leur domicile.
Une épidémie d'hantavirus
L'hantavirus est une maladie virale transmise par les rongeurs et les insectes. Selon le professeur Gilles Pialoux, infectiologue, la contagion à l'hantavirus est relativement rare et ne se propage pas facilement entre les personnes.
« C'est plutôt quelque chose sur l'entourage proche et puis un contact prolongé. Donc, ce n'est pas la personne qui lui a tendu le billet d'avion, ce n'est pas la personne à qui il a acheté une bouteille d'eau. On n'est pas dans quelque chose d'explosif, transmissible par aérosol », a-t-il expliqué.
La contagion à bord du MV Hondius
Le 11 avril, un passager néerlandais de 70 ans est décédé en pleine mer. Le capitaine a annoncé son décès, précisant qu'il n'y avait pas de risque d'infection.
Le 22 avril, le navire fait escale près de l'île Saint-Hélène. Le corps est débarqué et 29 personnes quittent le bateau. Parmi elles, la femme du passager décédé, qui prend un vol pour l'Afrique du Sud le 25 avril et meurt le lendemain.
La situation est suivie de près par les autorités sanitaires et les médias. Les prochaines semaines seront cruciales pour comprendre la réelle dimension de l'épidémie d'hantavirus et prendre les mesures nécessaires pour prévenir sa propagation.