La CGT a identifié une hausse des cas de rémunérations inférieures au Smic dans le secteur privé, touchant environ 356 000 personnes réparties dans 76 branches sur 230, selon BFM Business. Ces minima conventionnels sous le Smic entraînent un 'tassement' des grilles salariales, sans que les salariés soient payés en dessous du salaire minimum légal, les employeurs devant compenser. En France, le Smic est le seul salaire indexé sur l'inflation, et les branches ne respectant pas cette norme sont régulièrement rappelées à l'ordre.

Ce qu'il faut retenir

  • Environ 356 000 personnes concernées par des minima conventionnels inférieurs au Smic dans le secteur privé
  • 76 branches sur 230 appliquent des niveaux de rémunération en dessous du Smic
  • La CGT souligne une augmentation des cas de salaires en deçà du Smic

Des mesures non respectées et des sanctions en attente

L'ancienne Première ministre Elisabeth Borne avait menacé de sanctionner les branches qui maintiendraient des minima salariaux inférieurs au Smic en 2023. Cependant, malgré des annonces de sanctions, la liste des branches en infraction continue de s'allonger, selon la CGT. Un amendement voté en 2025 prévoyait des sanctions, mais le décret d'application se fait toujours attendre.

Les revendications de la CGT

Face à l'inflation croissante, la CGT réclame une augmentation générale des salaires, la fin du gel du point d'indice des fonctionnaires, une revalorisation du Smic à 2 000 euros brut et des sanctions contre les branches ne respectant pas les minima salariaux. Environ 12,4% des salariés du secteur privé, soit 2,2 millions de personnes, étaient rémunérés au Smic en novembre. Le Smic a été revalorisé à 1 823,03 euros brut mensuels au 1er janvier.

Et maintenant ?

La question des rémunérations inférieures au Smic reste d'actualité avec des attentes de sanctions et de mesures pour garantir un salaire décent à tous les travailleurs.