Selon Le Figaro, les compléments alimentaires ciblant les personnes âgées s’appuient sur une longue liste de promesses, allant de la réduction des fuites urinaires à l’amélioration de la vision nocturne. Entre marketing agressif et arguments scientifiques parfois fragiles, ces produits suscitent autant d’espoirs que de scepticisme.
Ce qu’il faut retenir
- Les seniors représentent une cible majeure pour l’industrie des compléments alimentaires, avec des canaux de vente variés.
- Les promesses vont du prunier d’Afrique pour les fuites urinaires au ginkgo pour l’audition, en passant par la myrtille pour la vision nocturne.
- Le marché exploite des catalogues, des dépliants publicitaires et les réseaux sociaux pour toucher cette clientèle.
- L’efficacité réelle de ces produits reste souvent questionnée par les spécialistes.
Un marché en pleine expansion, porté par des promesses multiples
D’apres Le Figaro, les fabricants de compléments alimentaires ne ménagent pas leurs efforts pour séduire les seniors. Entre les catalogues de vente par correspondance, les dépliants glissés dans les boîtes aux lettres et les campagnes ciblées sur les réseaux sociaux, les stratégies marketing rivalisent d’ingéniosité. Parmi les ingrédients phares mis en avant : le prunier d’Afrique, censé limiter les fuites urinaires, ou encore les pépins de courge, présentés comme un remède pour la prostate. Certains produits misent même sur des composants plus insolites, comme le cartilage de requin pour préserver le capital osseux, ou encore l’Hericium erinaceus, un champignon supposé réactiver des neurones « presque éteints ».
Autant dire que la liste des promesses ressemble à un véritable inventaire à la Prévert, où chaque produit promet de répondre à un problème spécifique lié au vieillissement. Mais derrière ces arguments commerciaux, quelle est la réalité scientifique de ces allégations ?
Des allégations parfois déconnectées des preuves tangibles
Selon nos confrères du Figaro, la question de l’utilité réelle de ces compléments alimentaires se pose avec insistance. Si certains ingrédients, comme la myrtille ou le ginkgo, sont étudiés pour leurs effets potentiels sur la vision ou la circulation sanguine, les preuves de leur efficacité chez les seniors restent souvent limitées. Les autorités sanitaires, comme l’ANSES en France, rappellent régulièrement que ces produits ne sont pas des médicaments et ne peuvent se substituer à un traitement médical.
« Ces compléments sont souvent présentés comme des solutions miracles, alors qu’ils n’ont pas fait l’objet d’essais cliniques aussi rigoureux que les médicaments », explique un expert cité par Le Figaro. Pour les consommateurs, le risque est de confondre complément alimentaire et traitement, ce qui peut retarder une prise en charge médicale adaptée.
Une cible privilégiée, mais des besoins mal évalués
D’après Le Figaro, les seniors constituent une cible de choix pour l’industrie, en raison de la prévalence croissante des problèmes de santé liés à l’âge. Pourtant, leur utilisation de ces produits soulève plusieurs interrogations. Combien de personnes âgées consomment réellement ces compléments ? Quels sont les critères de choix entre les différents produits disponibles ? Et surtout, ces achats sont-ils justifiés sur le plan médical ?
Une enquête récente, citée par nos confrères, révèle que près de 30 % des plus de 65 ans déclarent avoir recours à au moins un complément alimentaire. Pourtant, moins de la moitié d’entre eux en ont parlé à leur médecin traitant. Une omission qui peut s’avérer problématique, notamment en cas d’interactions médicamenteuses ou de contre-indications.
Reste à voir si les autorités sanitaires parviendront à encadrer davantage ce marché, où promesses marketing et preuves scientifiques ne font pas toujours bon ménage.
Non. Les compléments alimentaires ne sont pas des médicaments et ne peuvent se substituer à un traitement médical. Ils peuvent, dans certains cas, compléter une alimentation déséquilibrée, mais en aucun cas remplacer une prescription. Il est toujours recommandé d’en parler à son médecin traitant, surtout en cas de traitement en cours.