Se faire des amis s’apprend à tout âge, et les enfants qui y parviennent avec aisance présentent généralement un trait de caractère bien précis, explique Florence Servan-Schreiber, experte en psychologie positive et autrice du roman graphique Chiche ! Tentons l’audace. Selon Top Santé, cette caractéristique psychologique favorise naturellement l’ouverture aux autres et facilite les interactions sociales.
Ce qu'il faut retenir
- L’audace est identifiée comme le principal trait de caractère des enfants qui se font facilement des amis, selon Florence Servan-Schreiber.
- Cette qualité favorise l’ouverture aux autres et simplifie les interactions sociales dès le plus jeune âge.
- L’experte en psychologie positive s’appuie sur son roman graphique Chiche ! Tentons l’audace pour illustrer ce phénomène.
Florence Servan-Schreiber, figure reconnue en psychologie positive, souligne que l’apprentissage des relations sociales ne se limite pas à l’enfance. « Se faire des amis, ça s’apprend, explique-t-elle, que l’on soit petit ou grand ». Selon elle, ce processus repose en grande partie sur une disposition naturelle à oser s’engager dans de nouvelles rencontres, une qualité qu’elle qualifie d’audace.
L’experte précise que cette tendance à l’audace se manifeste dès l’enfance par une plus grande facilité à aborder ses pairs, à participer à des jeux collectifs ou à exprimer ses idées en groupe. « Les enfants qui osent prendre la parole, proposer des activités ou s’intégrer à un jeu en cours ont plus de chances de se faire accepter rapidement », indique-t-elle. Cette dynamique, bien que naturelle, peut être renforcée par l’environnement familial et scolaire, où l’encouragement à l’expression de soi joue un rôle clé.
Dans son roman graphique Chiche ! Tentons l’audace, Florence Servan-Schreiber illustre cette idée à travers des exemples concrets et des conseils pratiques. L’ouvrage, destiné autant aux parents qu’aux enfants, propose des pistes pour développer cette qualité essentielle. « L’audace n’est pas une question de caractère inné, mais bien d’une compétence qui se travaille », rappelle-t-elle. Elle ajoute que les adultes peuvent, eux aussi, améliorer leur aisance relationnelle en adoptant une posture plus ouverte et proactive.
« Les enfants qui osent prendre la parole, proposer des activités ou s’intégrer à un jeu en cours ont plus de chances de se faire accepter rapidement. » — Florence Servan-Schreiber
Selon l’experte, cette approche ne se limite pas à la sphère amicale. Les enfants audacieux développent également une meilleure résilience face aux échecs sociaux, car leur capacité à rebondir après un refus ou une maladresse est souvent plus développée. « Ils voient les interactions comme des opportunités plutôt que comme des risques », précise-t-elle. Cette mentalité, une fois acquise, devient un atout majeur dans la construction de leur confiance en eux.
Pour ceux qui souhaitent approfondir le sujet, le roman graphique Chiche ! Tentons l’audace est disponible en librairie et en ligne. Les spécialistes s’interrogent désormais sur l’impact à long terme de ces pratiques : une meilleure aisance sociale dans l’enfance se traduit-elle par des relations plus stables à l’âge adulte ? Autant dire que les prochaines études sur le sujet devraient retenir l’attention des chercheurs en psychologie et en éducation.