Le marché de l'emploi en France est actuellement marqué par une baisse des intentions de recrutement des entreprises, selon une enquête réalisée par France Travail et publiée récemment dans Le Figaro. Cette baisse concerne tous les secteurs d'activité et « une grande majorité des métiers », ce qui pourrait avoir des implications importantes pour l'économie et les travailleurs.

D'après Le Figaro, les intentions de recrutement des entreprises en 2026 diminuent de 6,5% par rapport à 2025, avec un nombre de projets de recrutement qui chute de 158 000 à 2,27 millions, soit le plus bas niveau depuis 2018. Cette baisse est particulièrement forte dans la construction, où les intentions de recrutement diminuent de 16,4%, et à moindre degré dans les services aux entreprises, où elles diminuent de 10,1%.

Ce qu'il faut retenir

  • Les intentions de recrutement des entreprises en France diminuent de 6,5% en 2026.
  • Le nombre de projets de recrutement chute de 158 000 à 2,27 millions.
  • La baisse est particulièrement forte dans la construction (-16,4%) et les services aux entreprises (-10,1%).
  • Le surcroît d'activité ponctuel reste le premier motif de recrutement, à 40,7%.
  • La part des intentions de recrutement en CDI tombe à 41% en 2026.

Les secteurs les plus touchés

Comme le rapporte Le Figaro, la baisse des intentions de recrutement concerne tous les secteurs d'activité, mais certaines industries sont plus touchées que d'autres. La construction, par exemple, voit ses intentions de recrutement diminuer de 16,4%, tandis que les services aux entreprises voient les leurs diminuer de 10,1%. Les activités financières et l'assurance, quant à elles, voient leurs difficultés à recruter diminuer de 14,1% points.

D'après l'enquête de France Travail, les métiers les plus recherchés en 2026 sont souvent ceux dans lesquels la part des saisonniers est importante, tels que les aides de cuisine et les employés polyvalents de la restauration, les serveurs, et les viticulteurs et arboriculteurs.

Les motifs de recrutement

La principale raison de recrutement en 2026 est le surcroît d'activité ponctuel, qui représente 40,7% des intentions de recrutement, selon Le Figaro. Le remplacement des départs définitifs de salariés (retraite, etc.) est le deuxième motif de recrutement, à 25,8%. Dans un peu plus d'un cas sur cinq (22,2%), les embauches répondent au besoin d'une nouvelle activité, et dans plus d'un sur dix (11,3%), à un remplacement suite à des absences ponctuelles de salariés (maladie, maternité, etc.).

Et maintenant ?

La baisse des intentions de recrutement en 2026 pourrait avoir des implications importantes pour l'économie et les travailleurs en France. Il est probable que les entreprises soient plus sélectives dans leur processus de recrutement, et que les candidats doivent être mieux qualifiés et plus expérimentés pour obtenir un emploi. Les prochaines échéances, telles que la publication des chiffres de l'emploi pour le premier trimestre 2026, seront importantes pour évaluer l'impact de cette baisse sur le marché du travail.

En conclusion, la baisse des intentions de recrutement des entreprises en France en 2026 est un phénomène important qui pourrait avoir des conséquences sur l'économie et les travailleurs. Il est essentiel de suivre de près les développements sur le marché du travail pour comprendre les implications de cette tendance.