Comme le rapporte Courrier International, le mercredi 29 avril, l'évêque de Sheffield a dirigé la prière à la chambre haute du Parlement, marquant ainsi la dernière séance parlementaire à laquelle assistaient les pairs héréditaires à la Chambre des lords. Cette tradition qui remonte à sept cents ans a pris fin de manière discrète, sans grand éclat.

À la clôture de cette séance, Michael Forsyth, le lord président, a déclaré : « Au nom de la chambre, je rends hommage à leurs éminents services et leur présente nos sincères remerciements. » Cette phrase a marqué la fin de l'ère des pairs héréditaires, qui ont tourné le dos à la salle pour la dernière fois, conformément à l'antique tradition.

Ce qu'il faut retenir

  • Les pairs héréditaires ont quitté la Chambre des lords après 700 ans de présence.
  • Leur départ a été marqué par une séance parlementaire discrète.
  • Michael Forsyth, le lord président, a rendu hommage à leurs services.

Le contexte de leur départ

Avant les élections de 2024, le travailliste sir Keir Starmer a souvent évoqué la possibilité d'abolir la Chambre des lords, mais pour l'heure, cela ne s'est pas concrétisé. La réforme actuelle se limite au retrait obligatoire de quelque 85 pairs héréditaires, dont 25 vont revenir en tant que pairs à vie.

Richard Fletcher-Vane, également connu en tant que lord Inglewood, a quitté la chambre pour la dernière fois, déclarant : « Je ne pense pas que le droit de légiférer devrait être héréditaire. » Il a également souligné que la Chambre des lords souffre d'un complexe d'infériorité et qu'elle devrait jouer un peu plus des muscles.

La composition de la Chambre des lords

Depuis que le pays s'est mis à faire valser ses Premiers ministres, la composition de la Chambre des lords a radicalement changé. Exit les héréditaires et place aux copains. En théorie, le Labour est censé avoir expulsé ceux à qui la naissance donnait droit à un siège, mais parmi les pairs à vie du parti se trouvent la baronne Pitkeathley de Camden Town et son fils, lord Pitkeathley de Camden Town.

La Chambre des lords n'est pas une démocratie, mais sur le papier, c'est une méritocratie. Les lords nommés plus récemment s'avouent agacés par le fait que la chambre haute semble avoir principalement pour fonction d'entériner les décisions de leurs maîtres politiques à la Chambre des communes, ce qui la prive de toute réelle utilité.

Et maintenant ?

Il est possible que le Premier ministre ait une solution pour la chambre haute, mais pour l'heure, l'élimination des héréditaires est un geste, non une solution. Il est possible qu'il en ait eu une, à un moment donné, mais comme les nobles lords et ladys à qui il a montré la porte, il risque de s'apercevoir que le temps va lui manquer.

En conclusion, le départ des pairs héréditaires de la Chambre des lords marque la fin d'une époque et pose des questions sur l'avenir de cette institution. Il reste à voir comment le Premier ministre et les membres de la Chambre des lords vont gérer cette transition et quelle sera l'issue de cette réforme.