Le troisième opus de la franchise Les Minions, réalisé par Pierre Coffin et Patrick Delage, réalise un départ en demi-teinte sur le sol nord-américain. Selon Le Figaro, le film a engrangé 61,4 millions de dollars en première semaine d’exploitation, un résultat inférieur aux attentes des studios Universal Pictures et Illumination.
Cette contre-performance intervient alors que les salles américaines traversent une période de faible affluence, malgré la domination habituelle des films d’animation au box-office. Le film, sorti exceptionnellement un mercredi – et non le traditionnel vendredi – a été projeté dans 4 243 cinémas aux États-Unis et au Canada. Les producteurs espéraient pourtant frôler les 80 millions de dollars sur cette même période, un objectif désormais hors de portée.
Ce qu’il faut retenir
- Le troisième volet des Minions enregistre 61,4 millions de dollars de recettes en première semaine, le pire démarrage de la franchise aux États-Unis.
- Le film est sorti en avance sur le mercredi, une première pour la série, et n’a pas profité pleinement du week-end du 4-Juillet.
- Toy Story 5 reste en tête du box-office avec 366 millions de dollars cumulés en trois semaines, tandis que Supergirl s’effondre de 74 % en une semaine.
- Les analystes évoquent un « faux départ » lié aux fêtes nationales américaines, mais le précédent opus des Minions en 2022 avait réalisé deux fois plus de recettes lors de son lancement.
Un démarrage en retrait, loin des ambitions des studios
Le troisième volet des Minions peine à convaincre, malgré l’engouement historique pour la franchise. Selon Le Figaro, les recettes de 61,4 millions de dollars sur cinq jours placent ce nouvel opus en dessous des prévisions d’Universal et d’Illumination. Ces derniers tablaient sur un score proche des 80 millions, un chiffre déjà modeste au regard des performances passées de la saga.
La sortie anticipée, fixée au mercredi 2 juillet au lieu du vendredi habituel, n’a pas suffi à dynamiser les entrées. Plusieurs analystes soulignent que les Américains ont privilégié les festivités du 4-Juillet, marquées par des feux d’artifice et des rassemblements familiaux, plutôt qu’une séance au cinéma. Pourtant, ce même argument ne tenait pas en 2022 : le deuxième opus, Il était une fois Gru, était sorti un 4 juillet et avait engrangé 123 millions de dollars sur son week-end d’ouverture. Autant dire que la comparaison ne joue pas en faveur des Minions.
Toy Story 5 confirme son statut de valeur sûre, tandis que Supergirl s’effondre
En tête du box-office, Toy Story 5 poursuit sa course en salle avec 31 millions de dollars supplémentaires ce week-end, portant son total à 366 millions après trois semaines d’exploitation. À l’international, le film affiche déjà 764 millions, un score qui devrait lui permettre de franchir le cap symbolique du milliard de dollars. Une performance qui contraste avec celle de Supergirl, quatrième du classement avec seulement 9,6 millions.
Sorti le 20 juin, le film de Warner Bros. et DC Comics, porté par Milly Alcock, enregistre une chute vertigineuse de 74 % par rapport à son week-end d’ouverture, où il avait engrangé 47 millions. Les analystes estiment désormais que le film pourrait enregistrer une perte comprise entre 100 et 120 millions si son exploitation ne se redresse pas. Une contre-performance qui rappelle celle de Disclosure Day, dernier film de Steven Spielberg, qui plafonne à 105 millions après six semaines en salles.
Le podium du box-office nord-américain
En plus des Minions et de Toy Story 5, le classement est complété par Young Washington, un drame patriotique réalisé par Jon Erwin et inspiré de la jeunesse de George Washington. Le film, premier président des États-Unis, s’adjuge 20,8 millions de recettes en première semaine. Derrière lui, Supergirl et Disclosure Day ferment le top cinq, tandis que Obsession (5,3 millions), Backrooms (3,3 millions), Jackass : Best and Last (2,7 millions), Scary Movie (1,1 million) et L’Invitation (801 000 dollars) occupent les dernières places du classement.
Parmi les autres sorties notables, Backrooms, film d’horreur à petit budget, confirme son succès surprise avec 3,3 millions de recettes, tandis que la comédie Jackass : Best and Last, dernier volet de la franchise, réalise un score modeste de 2,7 millions. Enfin, la comédie parodique Scary Movie et le thriller L’Invitation peinent à attirer les spectateurs, avec des recettes inférieures au million.
Des raisons structurelles ou un déclin de la franchise ?
Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer l’échec relatif des Minions. D’abord, la sortie en avance a pu perturber les habitudes des spectateurs, même si l’argument des célébrations du 4-Juillet reste fragile au vu des résultats de 2022. Ensuite, la franchise, malgré son succès historique, pourrait souffrir d’une certaine usure auprès du public. Le ton des critiques, généralement mitigé pour ce troisième volet, a pu jouer en défaveur du film.
Enfin, la concurrence accrue sur le segment de l’animation – avec des sorties comme Toy Story 5 ou Supergirl – rend le marché plus difficile d’accès pour les nouvelles productions. Le Figaro souligne que les films d’animation, bien que dominants, doivent désormais composer avec une offre pléthorique et des attentes élevées en matière de qualité narrative.
Cette semaine confirme une tendance de fond : le box-office américain traverse une période de fragilité, où les blockbusters doivent désormais composer avec une concurrence accrue et des habitudes de consommation en mutation. Les fêtes nationales, autrefois garanties de succès pour les sorties estivales, ne suffisent plus à elles seules à assurer un démarrage triomphal.
Reste à voir si les studios sauront adapter leur stratégie pour les prochaines semaines, alors que l’été cinématographique n’en est qu’à ses débuts.
Cette sortie anticipée, exceptionnelle pour la franchise, s’explique par une volonté de capter une partie des recettes liées aux fêtes du 4-Juillet, selon Le Figaro. Cependant, cette stratégie n’a pas porté ses fruits, les spectateurs ayant privilégié d’autres activités.