Le match opposant les États-Unis à la Belgique en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026, programmé ce lundi à Seattle, s’annonce sous haute tension. Selon France 24, la rencontre, qui se déroulera au Lumen Field, sera marquée par la titularisation de l’Américain Folarin Balogun, dont la suspension avait suscité une polémique internationale.

La décision de la FIFA de lever cette suspension, intervenue après l’intervention de l’ancien président américain Donald Trump, avait alimenté les débats dans les jours précédant le tournoi. Désormais, la question ne sera plus juridique, mais bien sportive : les Diables Rouges devront composer sans deux de leurs cadres, Romelu Lukaku étant lui-même absent pour blessure.

Ce qu'il faut retenir

  • Balogun titulaire avec les États-Unis malgré la polémique autour de sa suspension levée par la FIFA.
  • Absence de Doku et De Bruyne pour la Belgique, privant les Diables Rouges de deux éléments clés.
  • Match décisif en huitièmes de finale du Mondial 2026, à Seattle, dans l’enceinte du Lumen Field.
  • Intervention médiatique de Donald Trump dans le dossier Balogun, relançant le débat sur l’influence politique dans le sport.
  • Rencontre à suivre en direct avec le commentaire de RFI, selon France 24.

Une suspension levée dans un climat tendu

L’affaire Balogun avait pris une tournure politique lorsque Donald Trump, alors en pleine campagne électorale, avait publiquement critiqué la décision de la FIFA. Dans une série de messages postés sur le réseau social X, l’ex-président américain avait qualifié la suspension initiale de « décision injuste » envers le joueur américain, né en Angleterre mais éligible pour les États-Unis. La FIFA avait finalement cédé sous la pression, autorisant Balogun à participer au Mondial.

Cette décision a relancé les débats sur l’ingérence des personnalités politiques dans les instances sportives, un sujet récurrent lors des grands événements. Selon des sources proches du dossier citées par France 24, la FIFA aurait agi pour éviter une crise diplomatique avec Washington, où les relations sportives sont stratégiques.

La Belgique affaiblie avant le choc

Côté belge, l’absence de Jeremy Doku, touché par une blessure musculaire, et de Kevin De Bruyne, encore en phase de récupération après une opération, pèse lourd dans la balance. Le sélectionneur Dominique Coates a confirmé que les deux joueurs ne seraient pas alignés, forçant l’équipe à revoir sa composition offensive. « Nous avons dû ajuster notre système », a-t-il déclaré lors de la conférence de presse d’avant-match, sans plus de détails sur le onze de départ.

Les Belges, finalistes malheureux de l’Euro 2024, abordent cette rencontre avec prudence. Leur défense, souvent fragile en tournoi, sera mise à l’épreuve face à une attaque américaine en pleine confiance, portée par Christian Pulisic et Folarin Balogun, désormais libéré de toute incertitude juridique.

Seattle, nouvelle scène pour un choc transatlantique

Le Lumen Field, antre des Seattle Sounders en MLS, accueillera ce duel à 22h00 (heure locale), soit 7h00 mardi en France. L’enceinte, réputée pour son ambiance électrique, promet un cadre idéal pour un match à enjeu. Les États-Unis, portés par leur public, chercheront à créer la surprise face à une équipe belge expérimentée mais diminuée.

Selon les bookmakers, les Belges partent favoris, mais l’incertitude autour de leur effectif réduit pourrait rebattre les cartes. « Le football reste un sport imprévisible », a rappelé un analyste sportif cité par France 24, soulignant que les surprises font souvent la magie des Coupes du monde.

Et maintenant ?

Si les États-Unis parviennent à créer l’exploit, cela pourrait marquer un tournant dans leur histoire footballistique, eux qui n’ont jamais dépassé les huitièmes de finale en Coupe du monde. Pour la Belgique, une élimination prématurée serait un nouveau coup dur après l’Euro 2024. Le vainqueur affrontera ensuite le gagnant du match entre le Brésil et le Japon, prévu mardi soir. La compétition, qui bat son plein depuis le 11 juin, réserve encore son lot de rebondissements.

Reste à savoir si les Diables Rouges parviendront à compenser l’absence de leurs stars ou si les États-Unis, galvanisés par leur public et la présence de Balogun, écriront une nouvelle page de leur histoire footballistique.

Balogun avait écopé d’une suspension de trois matchs pour un tacle dangereux lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. La FIFA avait initialement maintenu cette sanction, avant de revenir sur sa décision sous la pression politique, notamment après les interventions de Donald Trump.