La Fédération royale néerlandaise de football (KNVB) a lancé un appel ce dimanche 30 août pour l’organisation d’un sommet international à Amsterdam, dédié à une refonte en profondeur de la gouvernance de la FIFA. L’instance souhaite engager cette réflexion sans la participation de Gianni Infantino, président controversé de l’organisation depuis 2016, selon nos confrères d’Ouest France.

Dans un communiqué publié en fin de journée, la KNVB précise que cette initiative vise à « repenser les structures de pouvoir au sein du football mondial ». L’idée d’un tel rassemblement émerge alors que les critiques envers la gestion d’Infantino s’intensifient, notamment sur les questions de transparence et de gestion financière de l’instance.

Ce qu'il faut retenir

  • La KNVB propose un sommet international à Amsterdam pour discuter de la réforme de la FIFA.
  • Cette réunion exclurait Gianni Infantino, actuel président de la FIFA.
  • L’objectif affiché est une réforme profonde de la gouvernance de l’organisation mondiale.
  • L’appel a été lancé le 30 août 2026, selon Ouest France.
  • Les critiques envers Infantino portent sur la transparence et la gestion financière.

Une initiative née dans un contexte de tensions

La proposition des Pays-Bas survient dans un climat déjà tendu pour la FIFA. Depuis plusieurs mois, des voix s’élèvent au sein des fédérations nationales et des instances européennes pour dénoncer le manque de clarté dans la gestion des fonds et des contrats commerciaux sous la présidence d’Infantino. « Il est temps de remettre à plat les mécanismes de décision », a souligné un responsable de la KNVB cité par Ouest France, sans pour autant préciser de date pour ce sommet.

Les Pays-Bas, qui ont déjà accueilli en 2018 la Coupe du monde féminine, misent sur leur réputation d’organisateur pour donner une légitimité à cette initiative. Amsterdam, souvent présentée comme une ville ouverte au dialogue international, pourrait ainsi devenir le théâtre d’un débat qui dépasse largement les frontières européennes.

Quelles suites pour cette proposition ?

Pour l’instant, la KNVB n’a pas détaillé les modalités pratiques de ce sommet. Reste à savoir quelles fédérations, associations ou personnalités accepteront de se joindre à cette démarche. En effet, une telle réunion pourrait diviser le monde du football entre ceux qui soutiennent une remise en question de la FIFA actuelle et ceux qui préfèrent une approche plus progressive.

Certains observateurs notent que cette initiative pourrait aussi servir de levier pour les fédérations européennes, déjà engagées dans des discussions sur l’autonomie du football continental. « Ce sommet pourrait être l’occasion de consolider une alliance entre les pays qui veulent plus de contrôle sur les décisions de la FIFA », explique un analyste du football international.

Et maintenant ?

La balle est désormais dans le camp des autres fédérations. Si la KNVB parvient à rallier un nombre suffisant de partenaires, ce sommet pourrait se tenir d’ici la fin de l’année, voire début 2027. Cependant, son succès dépendra largement de la capacité des organisateurs à éviter que cette réunion ne soit perçue comme une simple manœuvre politique contre Infantino.

Reste à voir si d’autres pays, notamment en Amérique du Sud ou en Afrique, adhéreront à cette initiative. Ces régions, traditionnellement alliées à la FIFA, pourraient freiner des ardeurs réformistes perçues comme une menace pour leurs intérêts.

Un débat qui dépasse le sport

Cette proposition soulève une question plus large : dans quelle mesure le football mondial peut-il se réformer sans l’aval de son principal dirigeant ? Pour certains, Infantino incarne une continuité nécessaire dans un système déjà complexe. Pour d’autres, son maintien en poste empêche toute évolution.

Ce sommet, s’il aboutit, pourrait bien marquer un tournant dans l’histoire de la FIFA. Mais il reste encore beaucoup d’inconnues, notamment sur la forme que prendront les réformes envisagées et sur la capacité des acteurs du football à s’unir autour d’un projet commun.

Selon nos confrères d’Ouest France, la KNVB souhaite engager une réflexion sur la gouvernance de la FIFA sans la participation de son président actuel, Gianni Infantino, dont la gestion est critiquée pour son manque de transparence et sa gestion financière controversée.