Selon Euronews FR, les prix des logements en Europe continuent d'augmenter, dépassant l'inflation dans de nombreux pays. Les hausses annuelles vont de 0,6 % en Allemagne à 16,5 % au Portugal au deuxième trimestre 2026. Cette augmentation des prix des logements est un phénomène qui touche une grande partie de l'Europe, mais le rythme varie fortement d'un pays à l'autre.

Les prix des logements continuent de progresser dans une grande partie de l'Europe, mais le rythme varie fortement. Le Portugal, la Bulgarie et l'Espagne ont enregistré des hausses annuelles à deux chiffres au deuxième trimestre 2026, tandis que les prix ont reculé en Finlande, au Luxembourg et en France. Dans l'ensemble de l'Union européenne (UE), les prix ont augmenté de 4,7 % sur un an, dépassant une inflation de 3,2 %.

Ce qu'il faut retenir

  • Les prix des logements ont augmenté de 4,7 % sur un an dans l'UE, dépassant l'inflation de 3,2 %.
  • Le Portugal a enregistré la plus forte hausse annuelle au deuxième trimestre 2026, avec 16,5 %.
  • La Bulgarie a également enregistré une hausse importante, avec 15,5 %.
  • Les prix des logements ont reculé en Finlande, au Luxembourg et en France.
  • Les différences de rythmes de hausse des prix des logements reflètent en grande partie les pénuries de logements nationales, la progression des revenus, les conditions de crédit immobilier et les tendances démographiques.

Les pays les plus touchés

Plus de 15 % de hausse au Portugal et en Bulgarie. Parmi 29 pays européens, neuf ont enregistré des hausses des prix des logements à deux chiffres sur un an, selon Eurostat. Le Portugal affiche la plus forte hausse annuelle au deuxième trimestre 2026, avec 16,5 %, suivi de près par la Bulgarie (15,5 %). Mikk Kalmet, expert immobilier chez Global Property Guide, souligne que la forte demande de logements continue de dépasser l'offre au Portugal, notamment à Lisbonne, Porto et dans les zones côtières prisées.

« Une construction neuve limitée, les investissements étrangers, la demande liée au tourisme et des pénuries de logements persistantes ont tous contribué à la hausse des prix », a-t-il indiqué à Euronews Business. Kalmet explique qu'en Bulgarie, la hausse des revenus des ménages, la progression des salaires, un financement hypothécaire relativement abordable et une forte demande de biens immobiliers comme placements ont soutenu la hausse des prix.

Les autres pays européens

La Lituanie (14,3 %), la Slovaquie (13,6 %), la Croatie (12,7 %), l'Espagne (12,1 %), la Roumanie (12,1 %), la Lettonie (11,4 %) et la Hongrie (10,2 %) ont également enregistré des hausses de plus de 10 %. Le Danemark (9,4 %), la Slovénie (9,1 %) et la Tchéquie (8,6 %) se rapprochent eux aussi du seuil des 10 %.

Les prix des logements ont également augmenté davantage que la moyenne de l'UE à Chypre (7,9 %), à Malte (6,9 %), en Pologne (6,3 %), en Irlande (6 %), en Estonie (5,8 %), en Autriche (5,1 %) et en Suède (4,8 %). Trois pays enregistrent des baisses : la Finlande (-2,7 %), le Luxembourg (-2,2 %) et la France (-0,8 %) sont les seuls pays où les prix des logements ont reculé sur un an sur cette période.

Les raisons de cette hausse

Mikk Kalmet évoque une croissance économique faible en Finlande, ainsi qu'une confiance des consommateurs atone et les effets persistants de taux d'intérêt plus élevés. « En France, les contraintes de solvabilité, une demande de logements relativement faible et les effets de taux hypothécaires auparavant élevés ont exercé une pression à la baisse sur les prix », poursuit Kalmet, ajoutant que l'incertitude économique a également incité certains acheteurs potentiels à reporter leurs achats.

Et maintenant ?

Kalmet s'attend à ce que des pénuries de logements persistantes et le maintien de la demande soutiennent de nouvelles hausses de prix sur de nombreux marchés européens. Toutefois, la croissance devrait rester inégale et une nouvelle année de hausses à deux chiffres ne doit pas être tenue pour acquise. La principale incertitude concerne les taux d'intérêt, avec la Banque centrale européenne (BCE) ayant relevé ses taux en septembre 2026 en réponse au retour de pressions inflationnistes.

Des coûts hypothécaires plus élevés, associés à un pouvoir d'achat affaibli par la hausse des prix de l'énergie, pourraient freiner la demande de logements. Brzeski et Biehl relèvent que les acheteurs potentiels en Allemagne font désormais face à une combinaison difficile de prix immobiliers plus élevés, de coûts de financement plus importants et des effets persistants d'un pouvoir d'achat réel affaibli, sous l'effet des conséquences économiques négatives de la guerre au Moyen-Orient.

En conclusion, les prix des logements en Europe continuent d'augmenter, mais le rythme varie fortement d'un pays à l'autre. Les différences de rythmes de hausse des prix des logements reflètent en grande partie les pénuries de logements nationales, la progression des revenus, les conditions de crédit immobilier et les tendances démographiques. Les prochaines échéances et décisions attendues concernant les taux d'intérêt et les politiques économiques seront cruciales pour déterminer l'évolution future des prix des logements en Europe.