L’once d’or a perdu plus de 22 % de sa valeur depuis son record historique atteint fin janvier 2026, selon Cryptoast. Ce repli interroge les investisseurs sur l’avenir du métal précieux, entre correction temporaire et possible inversion de tendance.

Ce qu'il faut retenir

  • L’once d’or a atteint un plus haut historique de 5 600 dollars le 29 janvier 2026 avant de reculer de 22,57 %, s’échangeant autour de 4 337 dollars à mi-juin.
  • Cette chute s’inscrit dans un contexte de ralentissement des hausses de taux de la Réserve fédérale américaine (Fed), passés de 5,5 % à 3,75 %.
  • Le métal jaune avait progressé de 240 % entre novembre 2022 et janvier 2026, porté par l’inflation post-Covid et la guerre en Ukraine.
  • La Banque centrale européenne (BCE) a relevé ses taux de 35 points de base la semaine dernière, les portant à 2,4 %.

Un rallye historique suivi d’un net recul

Le 29 janvier dernier, l’or a établi un record absolu à 5 600 dollars l’once, un sommet qui marquait l’aboutissement d’un rallye exceptionnel démarré en novembre 2022. Selon Cryptoast, cette progression de plus de 240 % s’explique par un environnement économique marqué par une inflation persistante, consécutive à la pandémie de Covid-19 et aggravée par le conflit en Ukraine. Les taux directeurs de la Fed, passés de 0,25 % à 5,5 % en moins de deux ans, avaient alors poussé les investisseurs vers des actifs perçus comme des valeurs refuges, dont l’or.

Cependant, depuis ce pic, le métal jaune a connu une correction brutale, perdant 22,57 % pour s’échanger autour de 4 337 dollars à la mi-juin. Cette baisse soulève une question centrale : s’agit-il d’une simple pause dans le cycle haussier ou le début d’un repli plus durable ?

L’inflation et les politiques monétaires au cœur des mouvements

Le contexte inflationniste a été le principal moteur de la hausse de l’or. Après la crise sanitaire, les plans de relance massifs et les perturbations des chaînes d’approvisionnement avaient alimenté une inflation record dans les économies occidentales. La guerre en Ukraine, en aggravant les tensions sur les matières premières, avait renforcé cette dynamique. Cryptoast rappelle que le métal jaune avait alors profité d’un afflux de capitaux, entraînant dans son sillage d’autres métaux précieux comme l’argent, le cuivre ou le palladium, qui avaient également enregistré des records historiques.

Les perspectives restent aujourd’hui liées aux décisions des banques centrales. La Fed a stabilisé ses taux à 3,75 %, mais le risque d’une remontée plane, notamment si l’inflation repart à la hausse. Aux États-Unis, les anticipations d’un nouvel accroissement des prix se renforcent, tandis qu’en Europe, la BCE a déjà relevé ses taux de 35 points de base la semaine dernière, les portant à 2,4 %. Ces ajustements pourraient influencer la demande pour l’or, dont le rôle de valeur refuge dépend largement de l’évolution des rendements obligataires et des politiques monétaires.

L’or, un actif encore attractif en période de crise ?

Malgré cette correction récente, l’or conserve des atouts majeurs pour les investisseurs. En période d’incertitude économique ou géopolitique, il reste un actif perçu comme une protection contre l’inflation et la volatilité des marchés. Comme l’explique Cryptoast, le métal jaune a historiquement joué ce rôle lors des crises majeures, comme celle des subprimes en 2008 ou pendant la pandémie de Covid-19.

Toutefois, son attrait dépendra de l’évolution des taux d’intérêt. Lorsque les rendements obligataires montent, comme ce fut le cas jusqu’en 2023, les investisseurs se tournent vers des actifs rapportant davantage. À l’inverse, lorsque les taux baissent, l’or redevient plus compétitif. Dans ce contexte, la récente stabilisation des taux de la Fed pourrait limiter la baisse du métal précieux, voire favoriser un rebond si l’inflation venait à repartir à la hausse.

Et maintenant ?

La trajectoire de l’or dépendra en grande partie des prochaines décisions des banques centrales. Si l’inflation persiste, le métal jaune pourrait retrouver son statut de valeur refuge, d’autant que les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, restent élevées. La signature d’un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran, prévue le 19 juin, pourrait également influencer les marchés, bien que son impact direct sur les prix de l’or reste incertain. Les investisseurs devront surveiller de près les indicateurs économiques et les annonces des banques centrales dans les semaines à venir.

En attendant, la correction actuelle rappelle que les marchés des matières premières restent soumis à une forte volatilité, même pour des actifs traditionnellement stables comme l’or.

Selon Cryptoast, cette hausse s’explique principalement par l’inflation élevée consécutive à la pandémie de Covid-19 et à la guerre en Ukraine. Les taux directeurs de la Fed, passés de 0,25 % à 5,5 %, ont également poussé les investisseurs vers des actifs perçus comme des valeurs refuges, dont l’or.

Plusieurs facteurs pourraient influencer négativement le prix de l’or, notamment une remontée des taux d’intérêt par les banques centrales, une baisse de l’inflation, ou une amélioration des tensions géopolitiques. Une reprise des rendements obligataires rendrait également l’or moins attractif pour les investisseurs.