La Commission européenne a annoncé un nouveau report du plan d'accélération industrielle, prévu pour le 26 février 2026. C'est la troisième fois que l'« Industrial Accelerator Act » est repoussé, dans un calendrier déjà bousculé, pour une initiative présentée comme stratégique.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré « Nous voulons accélérer l'industrie, mais nous devons faire en sorte que cela soit réalisable et bénéfique pour tous les États membres ». La Commission prévoit de faire passer la part de l'industrie dans le PIB européen de 14% aujourd'hui à 20% d'ici 2035.

Une préférence européenne claire ou ouverte ?

Le débat se joue au cœur même de la Commission, entre la direction générale de l'Industrie, portée par le commissaire français Stéphane Séjourné, et la direction générale du Commerce, qui préfère une approche plus ouverte. La direction Industrie propose de négocier des accès réciproques aux marchés publics, tandis que la direction Commerce préfère maintenir l'ouverture et ajuster ensuite si nécessaire.

La Commission a également prévu d'orienter une partie des 2.000 milliards d'euros de commandes publiques vers la production européenne, et de faire passer une proportion minimale des composants fabriqués en Europe dans certains secteurs jugés stratégiques.

Les risques et les complexités

Les États membres s'interrogent sur les surcoûts potentiels et la complexité administrative d'un tel dispositif. Les pays baltes, les États scandinaves ou les Pays-Bas redoutent des effets inflationnistes et des représailles commerciales.

La direction Industrie a souligné que « la préférence européenne est un instrument assuré de politique industrielle, mais nous devons faire en sorte qu'il soit réalisable et bénéfique pour tous les États membres ». La direction Commerce a rappelé que « l'ouverture est un principe fondamental du libre-échange, et nous devons faire en sorte qu'elle soit maintenue ».

La perspective de l'UE

La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a déclaré « Nous devons trouver un équilibre entre la préférence européenne et l'ouverture, et nous devons faire en sorte que cela soit réalisable et bénéfique pour tous les États membres ». La Commission prévoit de présenter un nouveau plan d'accélération industrielle le 4 mars 2026.

La Commission a également annoncé qu'elle allait présenter un rapport sur les conséquences potentielles de la préférence européenne, et qu'elle allait organiser des consultations avec les États membres et les acteurs économiques.

Non, la préférence européenne n'est pas un nouveau concept. C'est un principe de politique industrielle qui a été utilisé par l'UE depuis les années 1990.

Les risques de la préférence européenne incluent les surcoûts potentiels, la complexité administrative, les effets inflationnistes et les représailles commerciales.

La Commission européenne devra trancher entre les deux approches, et trouver un équilibre entre la préférence européenne et l'ouverture. La perspective de l'UE est de créer une industrie européenne forte et compétitive, mais cela nécessite un effort concerté et une réflexion approfondie.