Malgré la fermeture annoncée de Marineland d’Antibes en 2025, c’est toujours l’enfermement de quatorze cétacés qui mobilise les militants de l’ONG One Voice. Ce mercredi 1er juillet, une nouvelle manifestation s’est tenue à l’entrée du parc, plus grand établissement marin d’Europe, pour dénoncer le maintien de ces animaux en captivité et exiger leur transfert vers un sanctuaire marin, comme le rapporte Libération.

Ce qu'il faut retenir

  • 14 cétacés sont encore détenus au sein du Marineland d’Antibes, malgré la fermeture du parc en 2025.
  • L’ONG One Voice organise une manifestation ce 1er juillet 2026 pour s’opposer à leur maintien en captivité.
  • Les militants réclament la création d’un sanctuaire marin plutôt qu’un transfert vers d’autres structures.
  • Le Marineland d’Antibes était jusqu’alors le plus grand parc marin d’Europe avant sa fermeture.

Une mobilisation pour la fin de la captivité des cétacés

Les défenseurs des droits des animaux se sont réunis à l’entrée de Marineland d’Antibes ce mercredi 1er juillet, à l’appel de One Voice. L’objectif était clair : dénoncer la détention des quatorze cétacés encore présents sur le site, un an après l’annonce de la fermeture définitive du parc. Selon les organisateurs, cette manifestation s’inscrit dans une campagne plus large visant à mettre fin à la captivité des dauphins et orques en France, une pratique de plus en plus contestée sur le plan éthique et scientifique.

Parmi les animaux concernés figurent des dauphins et des orques, dont les conditions de vie en captivité soulèvent des questions sur leur bien-être. Les militants rappellent que ces espèces, dotées d’une intelligence et d’une vie sociale complexes, ne peuvent s’épanouir dans des bassins artificiels, même après la fermeture du parc. Pour eux, l’urgence est à la création d’un sanctuaire marin, où ces animaux pourraient évoluer dans un environnement adapté à leurs besoins naturels.

Un parc fermé, mais des animaux toujours détenus

Le Marineland d’Antibes, autrefois symbole des parcs aquatiques en Europe, a fermé ses portes en 2025, mettant un terme à ses activités de spectacle. Pourtant, la détention des quatorze cétacés se poursuit, ce qui a provoqué l’indignation des associations de protection animale. Pour One Voice, cette situation illustre les limites des annonces politiques en matière de protection des animaux : fermer un parc ne suffit pas à résoudre le problème de la captivité des cétacés si les individus restent détenus.

L’association rappelle que plusieurs pays européens, comme la Belgique ou le Royaume-Uni, ont déjà interdit la détention des orques et dauphins à des fins commerciales. En France, malgré des avancées législatives, aucune mesure contraignante n’a encore été prise pour fermer définitivement les établissements encore en activité. Les militants appellent donc les autorités à agir rapidement, en imposant un transfert vers des sanctuaires ou, à défaut, une libération sous conditions.

Les revendications des associations : un sanctuaire plutôt qu’un transfert

« On ne peut pas se contenter de déplacer les animaux d’un parc à l’autre, a déclaré Candice Charlier, porte-parole de One Voice. Ce qu’il faut, c’est un sanctuaire, un lieu où ces cétacés pourront vivre dignement, sans être exploités pour le divertissement. » L’association s’oppose fermement aux projets de transfert vers d’autres structures, qu’elles soient françaises ou étrangères, car selon elle, cela ne ferait que perpétuer un système basé sur l’enfermement et la domestication.

Les défenseurs des animaux s’appuient sur des études scientifiques montrant que les cétacés en captivité souffrent de troubles du comportement, de maladies liées au stress et d’une espérance de vie réduite. Ils soulignent également que les bassins artificiels, même vastes, ne peuvent remplacer l’océan, où ces animaux parcourent des dizaines de kilomètres par jour. Pour eux, la seule issue acceptable reste la création de sanctuaires en eaux semi-naturelles, où les cétacés pourraient évoluer librement, sous surveillance vétérinaire.

Et maintenant ?

La mobilisation devrait se poursuivre dans les prochains mois, avec de nouvelles actions prévues devant les autres établissements encore détenus des cétacés en France. Les militants attendent désormais une réponse des autorités, notamment du ministère de la Transition écologique, qui pourrait rendre publiques ses intentions concernant l’avenir de ces animaux d’ici la fin de l’année 2026. Une chose est sûre : le débat sur la captivité des cétacés n’est pas près de s’éteindre, autant dire que les prochains mois seront décisifs pour le sort des quatorze cétacés encore détenus à Marineland d’Antibes.

Le Marineland d’Antibes, une fois symbole du divertissement aquatique en Europe, incarne aujourd’hui les contradictions d’une société qui peine à concilier tradition et éthique animale. Reste à savoir si la mobilisation citoyenne et les pressions associatives parviendront à faire évoluer la législation avant qu’il ne soit trop tard.

Les associations comme One Voice estiment que transférer les cétacés d’un parc à l’autre revient à perpétuer un système d’exploitation, même si le lieu change. Elles demandent la création de sanctuaires où les animaux pourraient vivre dans des conditions plus proches de leur milieu naturel, sans être soumis à des spectacles ou à une captivité prolongée.