Alors que les regards se tournent vers le huitième de finale de la Coupe du monde opposant le Mexique à l’Angleterre, prévu dans la nuit de dimanche à lundi à 2 heures (heure française), le sélectionneur anglais Thomas Tuchel a dû répondre à une rumeur aussi surprenante qu’inattendue. Selon RMC Sport, des spéculations circulaient ces dernières heures dans la presse britannique, évoquant l’hypothèse selon laquelle l’encadrement technique de la *Three Lions* aurait envisagé d’utiliser du Viagra pour aider les joueurs à mieux supporter l’altitude du stade Azteca.
Ce qu'il faut retenir
- L’Angleterre affronte le Mexique dans la nuit de dimanche à lundi à 2 heures (heure française) en huitièmes de finale de la Coupe du monde, au stade Azteca de Mexico.
- Une rumeur, rapportée par la presse britannique, suggérait que le staff anglais aurait envisagé d’utiliser du Viagra pour faciliter l’acclimatation à l’altitude (2 240 mètres).
- Thomas Tuchel a catégoriquement démenti cette information, qualifiant la méthode de « peu orthodoxe » et se moquant de cette fake news lors de sa conférence de presse.
- Jordan Henderson, capitaine de l’équipe, a également balayé la rumeur avec humour, confirmant que cette idée relevait bien de la plaisanterie.
- Le stade Azteca, situé à 2 240 mètres d’altitude, est réputé pour ses conditions difficiles, défavorables aux équipes adverses du Mexique.
- Depuis 56 ans, la sélection mexicaine n’y a subi que deux défaites en compétition officielle, face au Honduras en 2013 et au Costa Rica en 2001.
Une fake news aussi surprenante qu’improbable
La rumeur, qui a circulé sur les réseaux sociaux et dans certains médias britanniques, prétendait que l’encadrement technique de l’Angleterre aurait envisagé de recourir au Viagra pour stimuler la circulation sanguine et ainsi améliorer l’oxygénation des joueurs en altitude. Une méthode qui, si elle était avérée, aurait marqué l’histoire des préparations aux compétitions internationales. Pourtant, cette hypothèse a été catégoriquement rejetée par Thomas Tuchel lors de sa conférence de presse du dimanche. « Je n’ai pas reçu ces informations ni cette aide, donc… », a-t-il déclaré avec un sourire en coin, avant d’ajouter : « Eh bien, le Viagra m’a aidé… Je plaisante, c’était une blague ! ».
Son capitaine, Jordan Henderson, a abondé dans le même sens, transformant l’échange en moment de détente pour la presse. « C’était une blague ! », a-t-il lancé devant un parterre de journalistes amusés. La légèreté de leurs réactions a rapidement dissipé toute ambiguïté : cette histoire relève bien de la désinformation, comme l’a confirmé RMC Sport.
Un défi bien réel : l’altitude du stade Azteca
Si la rumeur du Viagra relève de la fantaisie, le défi posé par l’altitude du stade Azteca est, lui, bien concret. Perché à 2 240 mètres au-dessus du niveau de la mer, l’enceinte, qui peut accueillir jusqu’à 80 000 spectateurs, est réputée pour ses conditions difficiles. L’oxygénation du sang y est réduite, ce qui peut entraîner une fatigue accrue chez les joueurs non habitués à de telles altitudes. Pour le Mexique, ce handicap devient un atout : depuis plus d’un demi-siècle, la *Tri* n’y a subi que deux défaites en compétition officielle, face au Honduras en 2013 et au Costa Rica en 2001.
En dix matchs de Coupe du monde disputés au stade Azteca, la sélection mexicaine n’a jamais connu la défaite. Une invincibilité qui s’explique en partie par la difficulté pour les adversaires à s’adapter à ces conditions. Thomas Tuchel, lui-même, avait d’ailleurs exprimé ses craintes quant à cette problématique. « S’adapter en quatre jours, c’est juste impossible », avait-il souligné, rappelant l’enjeu crucial de la préparation physique et logistique pour son équipe.
Une préparation sous haute tension
Alors que l’Angleterre cherche à éviter un scénario identique à celui vécu par d’autres équipes en altitude, les observateurs s’interrogent sur les stratégies mises en place par Tuchel et son staff. Le sélectionneur a plusieurs fois insisté sur l’importance de l’acclimatation, tout en écartant les solutions les plus farfelues. La rumeur du Viagra, bien que fantaisiste, a au moins le mérite d’avoir mis en lumière les défis réels posés par l’altitude de Mexico City.
Côté mexicain, la confiance est de mise. Le capitaine des *Aztecas*, Edson Alvarez, a d’ailleurs rappelé que l’équipe était parfaitement rodée à ces conditions. « Nous nous entraînons régulièrement en altitude, et nous savons comment gérer ces situations », a-t-il déclaré. Une déclaration qui contraste avec les inquiétudes exprimées par Tuchel, soulignant l’écart entre les deux approches.
Reste à savoir si cette rumeur du Viagra aura un écho durable dans le paysage médiatique. Pour l’instant, elle n’est qu’un épisode anecdotique, mais elle illustre la pression médiatique et l’attente immense qui entourent cette Coupe du monde. Les joueurs, eux, devront se concentrer sur l’essentiel : donner le meilleur d’eux-mêmes sur le terrain, dans des conditions qui, elles, sont bien réelles.
L’altitude de 2 240 mètres réduit la quantité d’oxygène dans l’air, ce qui peut entraîner une fatigue accrue et une baisse des performances physiques chez les joueurs non acclimatés. Les équipes doivent donc adapter leur préparation pour limiter cet impact.