Les autorités mexicaines ont annoncé, ce mercredi 2 septembre 2026, l’arrestation d’un homme soupçonné d’avoir abattu un influenceur devant un restaurant de Culiacán, dans le nord-ouest du Mexique. Selon nos confrères du Figaro, l’influenceur César Gastelum, suivi par plus de 500 000 abonnés sur TikTok, a été tué le 4 août 2026 alors qu’il réalisait un direct depuis un établissement de la ville, épicentre d’une guerre sanglante entre factions rivales du cartel de Sinaloa.
Ce qu’il faut retenir
- L’influenceur César Gastelum a été abattu le 4 août 2026 à Culiacán (État de Sinaloa) alors qu’il diffusait un direct sur TikTok.
- Deux individus à moto ont ouvert le feu sur lui, le touchant d’une balle en pleine tête, avant de prendre la fuite.
- Le meurtrier présumé, arrêté dans l’État de Puebla, aurait agi en lien avec les publications de la victime, jugées hostiles à une faction du cartel de Sinaloa.
- L’opération d’arrestation a donné lieu à un échange de tirs : un complice a été abattu par la police, tandis qu’une autre personne a été interpellée.
- Depuis 2024, deux cellules du cartel de Sinaloa s’affrontent, causant plus de 2 000 morts dans la région.
Le drame s’est produit alors que César Gastelum réalisait un défi avec deux amis, déguisés en livreurs de repas, devant un restaurant de Culiacán. L’influenceur, dont la diffusion en direct a été interrompue après l’attaque, était suivi par une audience nombreuse sur la plateforme TikTok. Des extraits de la vidéo, capturés par certains médias, ont circulé en ligne après l’événement.
Selon les premiers éléments de l’enquête, rapportés par le ministère de la Sécurité mexicain, le meurtre serait directement lié à ses publications sur les réseaux sociaux. Omar Garcia Harfuch, ministre de la Sécurité de l’État de Mexico, a précisé dans un communiqué publié sur X que Gastelum avait « fait allusion à une faction d’un groupe criminel » dans ses contenus, sans davantage de détails. Cette piste expliquerait le choix des auteurs, qui auraient agi pour le compte d’une faction rivale du cartel de Sinaloa.
L’arrestation du suspect principal a eu lieu dans l’État de Puebla, à plus de 1 000 kilomètres de Culiacán. Lors de l’interpellation, les forces de l’ordre ont été prises pour cible par trois hommes armés. Dans l’affrontement qui a suivi, un des assaillants a été tué par les policiers, tandis que le suspect du meurtre de Gastelum a été appréhendé en même temps qu’une seconde personne.
« Les agents chargés de l’enquête ont été attaqués par trois hommes armés, a déclaré Omar Garcia Harfuch. Les policiers ont riposté et abattu l’un d’entre eux, tandis que le suspect de l’assassinat de César Gastelum a été arrêté en même temps qu’une autre personne. »
L’affaire survient dans un contexte de violences extrêmes au Mexique, où le cartel de Sinaloa, l’un des plus puissants du pays, est déchiré par une guerre interne depuis 2024. Deux factions s’opposent pour le contrôle de l’organisation : l’une dirigée par les héritiers de Joaquin « El Chapo » Guzmán, l’autre par les associés de Ismael « El Mayo » Zambada. Les deux figures historiques du cartel purgent aujourd’hui une peine de prison à perpétuité aux États-Unis. Les affrontements entre ces groupes ont déjà fait plus de 2 000 morts en deux ans, selon les estimations des autorités.
Les réseaux sociaux jouent un rôle croissant dans les conflits criminels au Mexique, où certains influenceurs deviennent des cibles en relayant des informations ou des prises de position jugées hostiles par les cartels. Le meurtre de César Gastelum illustre les risques encourus par ceux qui s’expriment publiquement sur des sujets sensibles, dans une région où l’impunité reste la norme pour les groupes criminels. Les autorités n’ont pas précisé si d’autres arrestations étaient attendues dans le cadre de cette enquête.
Ce drame rappelle l’ampleur des violences liées au narcotrafic au Mexique, où les cartels étendent leur emprise malgré les efforts des forces de l’ordre. La guerre entre factions rivales du cartel de Sinaloa pourrait encore s’intensifier, avec des répercussions sur la sécurité des civils et des personnalités publiques dans les États concernés.
Selon les autorités mexicaines, rapportées par du Figaro, son meurtre serait lié à ses publications sur les réseaux sociaux, qui auraient « fait allusion à une faction d’un groupe criminel ». Les enquêteurs évoquent un lien avec la guerre intestine au sein du cartel de Sinaloa, où deux factions rivales s’affrontent depuis 2024.