La guerre au Moyen-Orient continue de faire l'actualité, avec des conséquences économiques qui pourraient être importantes pour les distributeurs et les industriels. Selon nos confrères de BFM Business, Michel-Édouard Leclerc, président du comité stratégique des centres Leclerc, estime que les industriels essaieront de renégocier les prix avec les distributeurs si la guerre se prolonge.
Cette guerre durable au Moyen-Orient pourrait faire augmenter les coûts de production et nécessiterait sans doute de renégocier les accords commerciaux entre distributeurs et industriels, qui viennent d'être signés. Michel-Édouard Leclerc a déclaré sur RTL que « si ça dure, eh bien c'est sûr qu'on va être obligé de renégocier les accords qu'on vient de renégocier. Et si ça dure pas, (...) ce sera rattrapé par des petits addendum au contrat ».
Ce qu'il faut retenir
- Les négociations annuelles entre distributeurs et industriels se sont achevées le 1er mars.
- Le ministre du Commerce Serge Papin a évoqué une augmentation des prix en rayons de « 0 à +1% ».
- Michel-Édouard Leclerc a anticipé « 1 à 1,5% d'inflation sur l'année », tous produits et services confondus.
Les conséquences de la guerre
La guerre au Moyen-Orient pourrait avoir des conséquences importantes pour les distributeurs et les industriels. Le prix du transport va augmenter, et « chez les agriculteurs, tout ce qui est à base de chimie, les intrants vont augmenter, tout ce qui est importé va augmenter », a déclaré Michel-Édouard Leclerc. Il a également précisé que « le prix est changé au moment où la cuve est changée », pour expliquer que les prix restent élevés dans certaines stations-service Leclerc.
Les prix en rayons pourraient également augmenter, comme ceux de l'essence. Michel-Édouard Leclerc a répondu « oui, tout peut augmenter et s'aligner sur ce qui coûte le plus cher » lorsqu'on lui a demandé si les prix en rayons pourraient grimper aussi vite que ceux de l'essence.
Les réactions du gouvernement
Le gouvernement a réagi à la situation en réunissant les acteurs de la filière pêche pour discuter des conséquences de la guerre. La porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l'Energie, Maud Bregeon, a réaffirmé que « lorsque les cours baissent, les pêcheurs, comme les consommateurs, comme les agriculteurs, comme l'ensemble des agriculteurs concernés, doivent en bénéficier immédiatement, de même qu'ils ont subi les hausses immédiatement ».
L'entourage du Premier ministre Sébastien Lecornu a évoqué l'idée d'un « plafonnement des marges » ou des mécanismes permettant de « lisser les hausses et les baisses » des prix. Une réunion à Bercy jeudi sur le sujet s'est achevée sans décision.
En conclusion, la guerre au Moyen-Orient pourrait avoir des conséquences importantes pour les distributeurs et les industriels, et il est essentiel de suivre de près l'évolution de la situation pour être prêt à réagir.
