Le coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, coorganisée par les États-Unis, le Mexique et le Canada, a été donné ce jeudi, mais dès les premiers jours, l’événement suscite déjà des critiques. Selon France 24, les supporters internationaux se heurtent à des tarifs exorbitants pour l’achat des billets sur la plateforme officielle de la Fifa. Une situation qui alimente la polémique, notamment sous la plume du dessinateur Guffo, qui dénonce une logique purement commerciale.

Ce qu'il faut retenir

  • Le Mondial 2026 est organisé conjointement par les États-Unis, le Mexique et le Canada, une première en termes de coorganisation transfrontalière.
  • Les billets, disponibles uniquement via la plateforme de la Fifa, affichent des prix jugés prohibitifs par de nombreux supporters.
  • Le dessinateur Guffo critique ouvertement cette machine à cash dans ses dessins, relayant l’indignation des fans.
  • Les tarifs élevés concernent aussi bien les matchs de poule que les phases finales, sans distinction.

Une Coupe du monde sous le signe du mercantilisme

Dès son lancement, le Mondial 2026 est marqué par des prix records pour les billets. Selon France 24, certains matchs de poule dépassent les 200 dollars, tandis que les rencontres à élimination directe atteignent des sommets encore plus élevés. Une stratégie commerciale qui interroge, alors que la Fifa justifie ces tarifs par les coûts logistiques liés à l’organisation sur trois pays.

Le dessinateur Guffo, connu pour ses caricatures engagées, a pris position contre cette dérive financière. Dans l’une de ses planches, il représente la Fifa sous les traits d’un machine broyeuse, transformant supporters et football en simples produits de consommation. « La Coupe du monde n’est plus un événement sportif, mais une foire aux profits », a-t-il déclaré à France 24. Une critique qui résonne particulièrement auprès des aficionados, pour qui l’accès au stade reste un pilier de l’expérience.

Des supporters pris au piège des prix élevés

Côté gradins, les réactions sont vives. Certains supporters européens ou sud-américains ont déjà fait part de leur découragement face aux tarifs pratiqués. « On nous demande l’équivalent d’un mois de salaire pour un billet, c’est indécent », témoigne un Français en déplacement à Los Angeles. France 24 relève que les billets les moins chers (pour des matchs de poule) oscillent entre 100 et 150 dollars, mais avec des frais de service pouvant représenter jusqu’à 30 % du prix initial.

La Fifa, de son côté, met en avant les mesures d’accessibilité mises en place, comme des tarifs réduits pour les jeunes ou les résidents locaux. Pourtant, ces dispositifs restent marginaux face à l’ampleur des critiques. Les associations de supporters dénoncent une privatisation de l’événement, où le football perd de vue sa dimension populaire au profit d’une logique purement économique.

Et maintenant ?

La polémique autour des tarifs des billets pourrait s’amplifier dans les prochains jours, à mesure que les matchs les plus attendus approcheront. La Fifa n’a pour l’instant pas annoncé de mesures correctives, se contentant de rappeler que les recettes sont indispensables pour financer l’organisation. Les organisateurs locaux, eux, misent sur l’afflux touristique pour compenser les critiques. Reste à voir si cette Coupe du monde parviendra à concilier rentabilité et passion, deux notions de plus en plus difficiles à concilier.

Pour l’heure, les prochains rendez-vous sportifs, comme le match d’ouverture entre les États-Unis et la Bolivie prévu ce vendredi, donneront une première indication de l’ambiance dans les stades. Une chose est sûre : le débat sur le coût du football de haut niveau ne fait que commencer.