Près de trois ans après la mort de Nahel Merzouk, le policier accusé du meurtre de l'adolescent saura, jeudi 5 mars, s'il est renvoyé ou non devant une cour d'assises, selon nos confrères de Franceinfo – Faits divers. Le 27 juin 2023 à Nanterre, Nahel Merzouk est tué par un policier lors d'un contrôle suite à un refus d'obtempérer. L'adolescent conduisait sans permis. Après une course-poursuite, le policier fait feu. Le conducteur est mortellement touché.

Le décès de Nahel avait provoqué une série d'émeutes en France durant toute une partie de l'été. L'affaire se poursuit aujourd'hui devant les tribunaux. La famille, par la voix de son avocat, demande que le policier soit renvoyé devant les assises pour meurtre. « Ce que veut cette maman, c'est finalement ce que veulent toutes les victimes. C'est être reconnu comme une victime. C'est-à-dire que ce jour-là, à ce moment-là, le policier n'avait pas, à bout portant, à tirer dans le thorax de son fils pour lui ôter la vie, pour le tuer », a déclaré Me Frank Berton, avocat de la mère de Nahel Merzouk.

Ce qu'il faut retenir

  • Nahel Merzouk est tué par un policier le 27 juin 2023 à Nanterre.
  • Le policier est accusé du meurtre de l'adolescent.
  • La famille demande que le policier soit renvoyé devant les assises pour meurtre.
  • L'avocat du policier demande un non-lieu au nom de la légitime défense.

Les faits

D'après Franceinfo – Faits divers, le policier auteur des tirs sera fixé sur son renvoi en cour d'assises ce jeudi 5 mars. La décision sera rendue à huis clos, par la cour d'appel de Versailles. L'avocat du policier, Me Laurent-Franck Liénard, a indiqué que « nous avons pu exposer les éléments juridiques qui font, qu'à notre sens, le tireur n'a rien à faire devant une cour d'assises. Parce qu'il a exercé un tir qui était légitime, c'est-à-dire qui est prévu par la loi ».

Les réactions

La famille de Nahel Merzouk est soutenue par de nombreux citoyens qui demandent justice pour l'adolescent tué. L'avocat de la mère de Nahel Merzouk, Me Frank Berton, a souligné que « ce que veut cette maman, c'est finalement ce que veulent toutes les victimes. C'est être reconnu comme une victime ». L'affaire a également suscité des débats sur l'usage de la force par les policiers et la nécessité de réformer les méthodes de maintien de l'ordre.

Et maintenant ?

La décision de la cour d'appel de Versailles sera rendue ce jeudi 5 mars. Si le policier est renvoyé devant les assises, l'affaire sera jugée par une cour d'assises, qui pourra prononcer une peine plus lourde que la cour d'appel. En revanche, si le policier est relaxé, l'affaire sera close et il ne sera pas poursuivi pour meurtre.

En conclusion, l'affaire de la mort de Nahel Merzouk soulève des questions importantes sur l'usage de la force par les policiers et la nécessité de réformer les méthodes de maintien de l'ordre. La décision de la cour d'appel de Versailles sera suivie de près par les médias et le public, qui attendent avec impatience la suite de cette affaire.