Avec l’arrivée des températures estivales, les moustiques s’invitent à nouveau dans notre quotidien, et certains individus semblent attirer plus que d’autres ces insectes piqueurs. D’après Top Santé, cette préférence n’est pas le fruit du hasard, mais repose sur des facteurs scientifiques bien identifiés. L’exposition aux piqûres varie ainsi en fonction de critères biologiques, comportementaux et environnementaux.

Ce qu'il faut retenir

  • Le groupe sanguin et les odeurs corporelles influencent fortement l’attirance des moustiques
  • La chaleur du corps et la transpiration jouent un rôle clé dans leur choix
  • Les couleurs sombres et les parfums sucrés augmentent les risques de piqûres
  • Les moustiques sont plus actifs à l’aube et au crépuscule

Le groupe sanguin, un critère déterminant

Selon les spécialistes interrogés par Top Santé, les moustiques auraient une préférence marquée pour les personnes de groupe sanguin O. Les individus de ce groupe seraient jusqu’à deux fois plus piqués que ceux de groupe A ou B. Cette prédilection s’expliquerait par des composants chimiques présents dans la sueur, qui attirent davantage les femelles moustiques – seules à piquer pour se nourrir de sang.

L’expert en nuisibles cité par Top Santé précise que « cette attraction est liée à la composition des sécrétions cutanées, qui diffèrent selon le groupe sanguin ». Autant dire que, pour ces personnes, les chances de croiser un moustique à l’affût sont plus élevées que la moyenne.

La chaleur et la transpiration, des cibles privilégiées

Autre facteur clé : la température corporelle. Les moustiques, insectes à sang-froid, sont particulièrement sensibles à la chaleur dégagée par le corps humain. Une activité physique intense, un bain chaud ou même un repas épicé augmentent cette émission de chaleur, rendant la cible plus attractive.

La transpiration constitue également un appel irrésistible. Les moustiques sont capables de détecter l’acide lactique et l’ammoniac présents dans la sueur. D’où l’intérêt de se laver après un effort physique ou d’utiliser des produits antiperspirants sans parfum pour limiter les risques.

Vêtements et parfums : des alliés involontaires des moustiques

Les choix vestimentaires et cosmétiques jouent aussi un rôle non négligeable. Selon Top Santé, les couleurs sombres – noir, bleu marine ou rouge – attirent davantage les moustiques que les tons clairs. Ces insectes perçoivent en effet les contrastes de couleurs, et les vêtements foncés se détachent davantage dans leur champ visuel.

Côté parfums, les produits à base de fleurs, de vanille ou de fruits sucrés sont particulièrement prisés. « Les moustiques sont sensibles aux odeurs florales et aux composés volatils », explique l’expert. Privilégier des produits sans parfum ou à base d’huiles essentielles répulsives (citronnelle, eucalyptus) peut donc réduire significativement les risques de piqûres.

Les moments de la journée : quand les moustiques sont les plus actifs

Les heures d’activité des moustiques sont principalement concentrées à l’aube et au crépuscule, périodes où la lumière est faible et l’humidité élevée. Ces conditions favorisent leur vol et leur recherche de proies. Une exposition prolongée à l’extérieur pendant ces créneaux horaires augmente donc mécaniquement les chances de se faire piquer.

Il est également utile de noter que certaines espèces, comme le moustique tigre (Aedes albopictus), sont plus agressives en journée, notamment par temps humide et nuageux. Leur présence, désormais signalée dans plusieurs régions de France, impose une vigilance accrue.

Et maintenant ?

Alors que les épisodes de canicule se multiplient avec le changement climatique, les experts s’attendent à une prolifération des moustiques sur le territoire. La surveillance des populations et la prévention individuelle – notamment via l’utilisation de moustiquaires et de répulsifs adaptés – devraient donc s’intensifier d’ici l’été 2027. Les autorités sanitaires pourraient par ailleurs renforcer leurs campagnes de communication pour limiter les risques de transmission de maladies vectorielles, comme la dengue ou le chikungunya.

Pour les personnes les plus exposées, des solutions existent : adopter des vêtements amples et clairs, utiliser des répulsifs cutanés à base de DEET ou d’icaridine, et éliminer les eaux stagnantes autour de son domicile, où les larves se développent. Des gestes simples, mais dont l’efficacité a été maintes fois démontrée.

D’après Top Santé, il n’existe pas de preuve scientifique directe reliant l’indice de masse corporelle (IMC) à une attirance accrue des moustiques. En revanche, les personnes en surpoids peuvent dégager davantage de chaleur et de CO₂, deux facteurs qui, eux, attirent ces insectes. Une combinaison qui, indirectement, peut augmenter les risques de piqûres.

Top Santé souligne que les répulsifs naturels à base d’huiles essentielles offrent une protection limitée dans le temps et doivent être appliqués plus fréquemment que les produits chimiques comme le DEET. Leur efficacité varie selon les individus et les conditions environnementales. Pour une protection optimale, notamment dans les zones à risque, les autorités sanitaires recommandent de privilégier les répulsifs autorisés et testés scientifiquement.