Le conseiller du président Emmanuel Macron a tiré la sonnette d’alarme sur la dégradation du multilatéralisme international lors d’une intervention diffusée ce vendredi 3 juillet sur BFM Business. Dans l’émission Tout pour investir, la masterclass, Christopher Dembik a analysé les fractures croissantes entre les grandes puissances économiques et les risques systémiques qui en découlent.

Autant dire que le ton était donné dès les premières minutes. Selon BFM Business, Dembik a souligné l’urgence de repenser les mécanismes de coopération internationale, alors que les tensions commerciales et géopolitiques menacent la stabilité des échanges mondiaux. Une analyse qui s’inscrit dans un contexte marqué par des divergences croissantes entre les États-Unis, la Chine et l’Europe, notamment sur les questions technologiques et commerciales.

Ce qu'il faut retenir

  • Une émission hebdomadaire diffusée chaque vendredi à 11h sur BFM Business, où Christopher Dembik décrypte l’actualité économique et géopolitique.
  • Une analyse centrée sur le multilatéralisme : Dembik a évoqué la dégradation des relations internationales et ses conséquences sur l’économie mondiale.
  • Un focus sur les semi-conducteurs : l’expert a questionné la durabilité de l’envolée actuelle du secteur, crucial pour l’intelligence artificielle.
  • Une émission enrichie par des invités comme Guillaume Law-Yee (Optigestion) et Jean-Baptiste de Pascal (Inter Invest), qui ont abordé des thématiques d’investissement.
  • Des sujets récurrents : chaque édition aborde des thèmes comme la Réserve fédérale américaine, les marchés émergents (Vietnam, Japon) ou encore les systèmes de retraite.

Une émission devenue incontournable pour les investisseurs

BFM Business révèle que l’émission Tout pour investir, la masterclass s’impose comme un rendez-vous hebdomadaire pour les professionnels et les particuliers souhaitant décrypter les marchés. Chaque vendredi à 11h, Christopher Dembik y présente un décryptage de l’actualité économique, accompagné d’analyses géopolitiques et de conseils d’investissement.

Cette édition du 3 juillet n’a pas dérogé à la règle. Outre le thème central du multilatéralisme, l’émission a abordé des sujets aussi variés que l’agenda de la Réserve fédérale américaine, les opportunités offertes par les fonds Evergreen, ou encore les indicateurs à surveiller pour les décisions d’investissement. Une diversité de sujets qui reflète l’ambition de l’émission : « démystifier l’économie » et offrir un regard expert sur des enjeux souvent complexes.

Le multilatéralisme, une architecture en péril

Côté..., l’analyse de Christopher Dembik a mis en lumière les failles du système multilatéral actuel. Selon lui, les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, mais aussi les divergences au sein de l’Union européenne, fragilisent les mécanismes de coopération internationale. « Le multilatéralisme est sous pression comme jamais depuis des décennies », a-t-il indiqué lors de l’émission. Un constat qui s’appuie sur des exemples concrets : les sanctions économiques, les barrières douanières ou encore les restrictions technologiques imposées par certains pays.

Bref, ces tensions pourraient avoir des répercussions majeures sur la croissance mondiale. Dembik a rappelé que les chaînes d’approvisionnement, déjà mises à mal par la pandémie de Covid-19, restent vulnérables aux chocs géopolitiques. Une situation qui pourrait, à terme, ralentir l’innovation et freiner les investissements dans les secteurs stratégiques comme les semi-conducteurs ou les énergies renouvelables.

Semi-conducteurs : un secteur en surchauffe ?

Un autre point clé de l’émission a porté sur les semi-conducteurs, un secteur au cœur des enjeux technologiques et géopolitiques. Christopher Dembik a questionné la durabilité de l’envolée actuelle des cours, tirés par la demande en intelligence artificielle et en calcul haute performance. « Les grands acteurs du secteur, comme Nvidia ou TSMC, ont vu leurs valorisations exploser, mais cette dynamique peut-elle se poursuivre ? » s’est interrogé l’expert.

Pour lui, le marché reste exposé à des risques majeurs : une surcapacité de production, des tensions commerciales persistantes ou encore des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement. Autant de facteurs qui pourraient entraîner une correction brutale des cours. Dembik a également souligné le rôle central des États-Unis et de Taïwan dans ce secteur, deux acteurs dont les politiques industrielles pourraient redessiner la carte mondiale des semi-conducteurs d’ici 2030.

Des invités pour éclairer les enjeux d’investissement

L’émission a également accueilli plusieurs invités, chacun apportant un éclairage différent sur les questions économiques. Guillaume Law-Yee, analyste financier chez Optigestion, a par exemple évoqué les opportunités offertes par les marchés émergents, tandis que Jean-Baptiste de Pascal, directeur général délégué d’Inter Invest, a présenté les fonds Evergreen comme une piste d’investissement à considérer.

Autre intervenant marquant : François-Xavier Sœur, gestionnaire de patrimoine chez Terrae Patrimoine, a partagé des stratégies pour protéger son patrimoine dans un contexte de hausse des taux. « Dans un environnement où les taux directeurs augmentent, il est essentiel de diversifier ses actifs et de se tourner vers des classes d’actifs moins corrélées aux marchés actions », a-t-il expliqué.

Une géopolitique qui s’invite dans l’économie

La géopolitique a occupé une place centrale dans cette édition, à travers des sujets comme le forum de Saint-Pétersbourg ou les tensions autour du détroit d’Ormuz. Dembik a rappelé que ces crises, bien que localisées, peuvent avoir des répercussions mondiales. Par exemple, une escalade des tensions en mer de Chine méridionale pourrait perturber les routes commerciales maritimes et, par ricochet, les approvisionnements en énergie et en matières premières.

Il a également évoqué le rôle du G7, dont la réunion d’Évian en juin dernier avait été présentée comme un « succès » et un « moment d’unité ». Pourtant, selon lui, ces avancées restent fragiles et dépendent largement de la capacité des grandes puissances à trouver des compromis sur des sujets aussi sensibles que les subventions aux industries vertes ou les normes technologiques.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines pourraient être déterminantes pour l’économie mondiale. Plusieurs échéances clés sont attendues, comme la publication des décisions de la Réserve fédérale américaine ou les négociations commerciales entre les États-Unis et l’Union européenne. Selon BFM Business, les marchés resteront sensibles aux signaux envoyés par les banques centrales et aux tensions géopolitiques, qui pourraient influencer les politiques monétaires et les flux d’investissement.

Pour Christopher Dembik, la priorité reste de renforcer la résilience des économies face aux chocs externes. « Il est crucial de diversifier les approvisionnements et d’investir dans des secteurs stratégiques comme les semi-conducteurs ou les énergies propres », a-t-il conclu. Une recommandation qui s’adresse autant aux États qu’aux investisseurs privés.

Selon Christopher Dembik, les principaux risques incluent les tensions géopolitiques, la hausse des taux d’intérêt et la volatilité des marchés actions. Une correction brutale des semi-conducteurs ou une escalade des tensions commerciales pourrait également impacter les portefeuilles.

Diffusée chaque vendredi à 11h sur BFM Business, l’émission propose un décryptage de l’actualité économique, des analyses géopolitiques et des conseils d’investissement. Des invités, comme des économistes ou des gestionnaires de patrimoine, interviennent pour apporter leur expertise sur des sujets variés.