La joueuse japonaise Naomi Osaka a marqué l'entrée en lice à Wimbledon 2026 avec une tenue audacieuse, mêlant héritage culturel et références cinématographiques. Selon Euronews FR, la quadruple vainqueur de tournois du Grand Chelem a choisi un kimono blanc intégral, conforme au code vestimentaire strict du tournoi, tout en rendant hommage à la culture japonaise et au film *Kill Bill*.

Ce qu'il faut retenir

  • Naomi Osaka a fait sensation en portant un kimono blanc brodé de grues et de fleurs de cerisier pour son match du premier tour contre Elsa Jacquemot, hier.
  • La tenue, signée par la styliste tokyoïte Hana Yagi, a été conçue à partir de matières recyclées, dont des kimonos vintage et une robe de mariage traditionnelle.
  • Osaka a évoqué son inspiration tirée du personnage d'O-Ren Ishii dans *Kill Bill*, incarné par Lucy Liu, lors de son entretien sur le court après sa victoire.
  • La joueuse a remporté son match d'ouverture sur le score de 6-1, 7-5, et affrontera demain la Russe Anastasia Gasanova.
  • Osaka, qui utilise souvent la mode comme outil narratif, a souligné l'importance de son héritage japonais dans ses choix vestimentaires.

Une entrée remarquée sur le court londonien

Dès son apparition sur le court n°1 de Wimbledon, Naomi Osaka a capté l'attention du public et des médias. La joueuse de 28 ans, vêtue d'un kimono fluide agrémenté de motifs traditionnels, a déclenché un tonnerre d'applaudissements. Beaucoup de spectateurs, téléphones en main, ont immortalisé ce moment, tandis qu'un spectateur a lancé un enthousiaste « C'mon queen ! » à son arrivée. « C'est un peu ce qu'on attend toute la journée, non, de découvrir dans quelle tenue Naomi Osaka va apparaître à Wimbledon », a commenté l'ancienne joueuse du top 10 Alicia Molik, aux commentaires pour la BBC.

La tenue, conçue par la styliste Hana Yagi basée à Tokyo, s'inscrit dans une démarche éco-responsable. Les matières premières proviennent de kimonos vintage, d'une robe de mariage traditionnelle shiromuku et d'une robe de mariée déconstruite. Osaka a finalement retiré son kimono pour ses échauffements, mais sa dernière entrée avait déjà marqué les esprits.

Entre héritage japonais et références cinématographiques

Après sa victoire en deux sets, Naomi Osaka a expliqué les motivations derrière sa tenue. « Pour moi, mon héritage japonais compte beaucoup. Ici, on impose le tout blanc à Wimbledon et je me suis dit que ce serait vraiment cool d'arriver en kimono », a-t-elle déclaré lors de l'entretien sur le court. Elle a ajouté : « Je m'inspire de plein de choses différentes et, pour moi, l'un de mes films préférés, c'est *Kill Bill*. J'adore le personnage de Lucy Liu, O-Ren Ishii, qui arrive dans ce kimono blanc tellement iconique. »

La joueuse, connue pour son approche artistique sur le court, a précisé : « Je dis souvent que j'aime être comme un personnage de jeu vidéo, parfois je ne veux pas être moi-même quand je joue sur le court. J'essaie un peu de l'incarner. » Elle a également confié au British Vogue : « J'aime utiliser la mode comme un moyen de raconter des histoires. Chaque entrée sur le court est une occasion d'emmener les gens dans mon univers créatif. »

Wimbledon 2026 : une édition sous le signe de l'innovation

Cette performance s'inscrit dans une série de tenues mémorables portées par Osaka cette saison. Lors de l'Open d'Australie en janvier, elle avait ébloui avec une tenue inspirée de la méduse, agrémentée d'un chapeau à larges bords et d'un voile. À Roland-Garros en mai, sa robe dorée avait également fait sensation, révélant selon certains observateurs un retard du tennis sur les tendances de la mode. Ces choix vestimentaires s'ajoutent à son palmarès : avec quatre titres du Grand Chelem à son actif, Osaka reste une figure incontournable du circuit.

Son prochain défi l'attend dès demain, face à la Russe Anastasia Gasanova. Une nouvelle occasion pour la Japonaise de marquer les esprits, tant par ses performances que par son style. Selon les observateurs, cette approche artistique contribue à populariser le tennis auprès d'un public plus large, notamment les jeunes générations sensibles aux enjeux de la mode et de la culture pop.

Et maintenant ?

Naomi Osaka, qui a déjà confirmé sa place dans le tableau principal, pourrait poursuivre sur cette dynamique lors de son match contre Gasanova. Si elle se qualifie, son parcours à Wimbledon pourrait lui offrir une nouvelle occasion de briller, tant sur le plan sportif que médiatique. Les prochaines étapes du tournoi s'annoncent sous haute tension, avec des duels attendus face à des adversaires redoutables. La joueuse, qui alterne entre performance et expression artistique, pourrait une nouvelle fois surprendre par ses choix vestimentaires et ses déclarations.

Après cette première victoire, l'attention se portera également sur l'évolution de sa collaboration avec Hana Yagi. Une styliste qui, selon les observateurs, pourrait bien devenir une référence pour les athlètes souhaitant allier performance sportive et créativité vestimentaire.

Reste à voir si cette tendance se confirmera dans les prochains tournois majeurs, où le code vestimentaire pourrait évoluer pour laisser plus de place à l'expression personnelle.

Le code vestimentaire de Wimbledon, strict depuis sa création en 1877, impose le blanc pour des raisons historiques et symboliques. Cette tradition, toujours en vigueur aujourd'hui, vise à respecter l'élégance et la sobriété associées au tournoi londonien. Les tenues doivent être principalement blanches, avec des détails discrets autorisés. Naomi Osaka a contourné cette règle en portant un kimono blanc, conforme aux exigences.