Au Népal, les autorités locales et les organisations humanitaires s'organisent pour fournir de l'eau potable aux populations touchées par les inondations dévastatrices. Selon BMF - International, des camions-citernes ravitaillent désormais les habitants privés d'accès à l'eau courante après la rupture des canalisations, endommagées par les importantes coulées de boue qui ont frappé plusieurs régions du pays.
Ce qu'il faut retenir
- 633 morts et près de 3 000 disparus selon le dernier bilan officiel, rendu public le 29 août 2026.
- Des camions-citernes sont mobilisés pour acheminer de l'eau potable vers les zones les plus touchées.
- Les ruptures de canalisations, causées par les coulées de boue, aggravent une situation déjà critique après des semaines de pluies intenses.
- Les équipes de secours s'inquiètent d'une possible nouvelle crue dans la région de Bidur, où le lit de la rivière s'élargit.
- Les rescapés décrivent une situation de détresse extrême, avec des pertes matérielles et humaines considérables.
Les intempéries qui ravagent le Népal depuis plusieurs semaines ont provoqué des dégâts sans précédent. Les fortes pluies monsoonales ont engendré des coulées de boue dévastatrices, emportant routes, habitations et infrastructures essentielles. Parmi les régions les plus affectées figure Bidur, où le lit de la rivière s'est élargi, suscitant des craintes d'une nouvelle montée des eaux.
Face à l'urgence sanitaire, les autorités népalaises, soutenues par des organisations internationales, ont lancé une opération de secours à grande échelle. « L'armée a dégagé quelques routes et nous avons envoyé plusieurs véhicules pour apporter de l'aide », a déclaré Matthieu Ricard, moine bouddhiste et figure engagée dans les opérations de solidarité. Ces interventions restent cependant limitées par l'ampleur des destructions et l'isolement de certaines zones.
Les ruptures de canalisations, endommagées par les coulées de boue, ont privé des milliers de foyers d'accès à l'eau potable. Pour pallier cette crise, des camions-citernes sont mobilisés en urgence afin de distribuer de l'eau aux populations. Cette mesure d'urgence s'ajoute aux efforts de recherche de survivants, toujours en cours dans plusieurs districts.
« Il n'y a plus d'espaces de survie, plus de zones où l'on peut espérer trouver sous la boue des personnes vivantes. »
Rémy Desbois, membre des Pompiers de l'Urgence Internationale
Les dernières estimations font état de 633 morts et de près de 3 000 disparus, dont quatre Français. Les opérations de secours s'intensifient, mais les conditions sur le terrain, marquées par des glissements de terrain et des routes impraticables, compliquent considérablement les interventions. Dans certaines zones, les équipes de secours ne peuvent accéder qu'à pied ou en hélicoptère.
La situation humanitaire reste critique. De nombreux rescapés ont tout perdu : habitations, moyens de subsistance et, pour certains, des proches. Les besoins en eau potable, en nourriture et en abris sont immenses. « Je n'arrive plus à manger ni à dormir », a témoigné un rescapé rencontré par les équipes de BFMTV, soulignant l'ampleur du traumatisme subi par les populations.
Par ailleurs, la communauté internationale continue de mobiliser des ressources pour soutenir les opérations humanitaires. Plusieurs pays, dont la France, ont déjà annoncé leur contribution financière et logistique. Les prochaines heures seront décisives pour les milliers de familles encore isolées, alors que les risques de glissements de terrain et de nouvelles inondations persistent.
Les régions les plus affectées incluent Bidur, où les coulées de boue ont provoqué des ruptures de canalisations, ainsi que d'autres districts montagneux où les pluies intenses ont entraîné des glissements de terrain et des inondations. Selon le dernier bilan, ces zones concentrent le plus grand nombre de victimes et de disparus.