L’armée népalaise est intervenue ce mercredi 2 septembre 2026 pour porter secours à 19 personnes bloquées dans un tunnel d’une centrale hydroélectrique, dans le district de Lamjung, au Népal. Selon BMF - International, cette opération s’inscrit dans un contexte de crues exceptionnelles ayant frappé le pays ces dernières semaines, faisant au moins 472 morts, dont 469 Népalais et 3 Tibétains. Ces inondations, parmi les pires de la décennie, ont été aggravées par la rupture d’un lac glaciaire au Tibet, provoquant des coulées de boue et des destructions massives.
Ce qu'il faut retenir
- 19 personnes ont été secourues dans un tunnel de centrale hydroélectrique à Lamjung, selon BMF - International.
- Les crues ont fait 472 morts (469 Népalais et 3 Tibétains), un bilan qui pourrait encore s’alourdir.
- La rupture d’un lac glaciaire au Tibet a exacerbé les inondations, provoquant des coulées de boue dévastatrices.
- Les opérations de sauvetage se poursuivent dans des zones difficiles d’accès, selon les autorités locales.
- Quatre Français sont portés disparus depuis les inondations, a confirmé le gouvernement népalais.
Une intervention d’urgence dans un contexte de crise humanitaire
L’opération de sauvetage a été menée dans la journée par des soldats de l’armée népalaise, mobilisés pour extraire les 19 victimes piégées dans un tunnel de la centrale hydroélectrique de Lamjung. Selon BMF - International, ces personnes étaient bloquées depuis plusieurs heures en raison de l’effondrement partiel de la structure, consécutif aux fortes pluies et aux glissements de terrain. Les autorités locales ont précisé que les victimes, des ouvriers et des techniciens, ont été évacuées saines et sauves, sans que leur état de santé ne soit immédiatement communiqué.
Ces inondations, qualifiées d’« immenses » par un Français témoin des événements, ont frappé le Népal et le Tibet depuis la fin du mois d’août 2026. La rupture d’un lac glaciaire situé dans la région autonome du Tibet, en Chine, a provoqué une vague de boue et de débris déferlant vers les vallées népalaises. Ely Sok, responsable de projet pour Médecins sans frontières, a souligné que « le principal défi reste l’accessibilité des zones sinistrées », rendant les opérations de secours particulièrement complexes.
Un bilan humain qui s’alourdit chaque jour
Le dernier bilan provisoire, rendu public ce 2 septembre 2026, fait état de 472 morts, dont une majorité de Népalais. Selon les autorités locales, 469 personnes ont péri côté népalais, tandis que trois Tibétains ont également trouvé la mort dans la région frontalière. Ce chiffre pourrait encore augmenter, car de nombreuses zones restent inaccessibles aux secours, notamment en raison des routes coupées et des glissements de terrain persistants.
Parmi les victimes, quatre Français figurent toujours sur la liste des disparus. Le gouvernement népalais a confirmé leur disparition, sans pour autant fournir de détails supplémentaires sur les circonstances de leur enlisement. Un guide népalais francophone, interrogé par BMF - International, a confié « ne pas avoir de mots » pour décrire l’ampleur des dégâts, évoquant un paysage méconnaissable où villages et infrastructures ont été rasés.
Des alertes aux inondations toujours en vigueur
Face à la menace persistante de nouvelles coulées de boue, les autorités népalaises ont maintenu une alerte maximale dans les districts les plus touchés, comme Lamjung, Manang et Gorkha. La rupture du lac glaciaire tibétain a libéré des millions de mètres cubes d’eau, créant un risque imminent de nouvelles inondations en aval. Les experts météorologiques avertissent que les pluies de mousson, encore actives jusqu’à la mi-septembre, pourraient aggraver la situation.
Les équipes de secours, épaulées par des ONG internationales, continuent d’évaluer les besoins humanitaires. Médecins sans frontières a déployé des équipes médicales dans les zones accessibles, tandis que des hélicoptères militaires assurent des rotations pour acheminer du matériel et des vivres. Pourtant, Ely Sok a rappelé que « l’enjeu n’est pas seulement l’urgence immédiate, mais aussi la reconstruction à long terme », alors que des milliers de personnes se retrouvent sans abri.
Les experts s’attendent à ce que le bilan humain continue de s’alourdir dans les prochaines 48 heures, en fonction des découvertes dans les zones isolées. La situation reste sous haute surveillance, notamment en raison des prévisions météo défavorables pour les prochains jours.
La rupture du lac glaciaire, située à près de 4 000 mètres d’altitude, a provoqué une onde de boue et de débris dévalant les vallées jusqu’au Népal. Selon les experts, ce phénomène a non seulement inondé des villages entiers, mais a aussi obstrué des cours d’eau, créant des barrages naturels qui menacent de céder à tout moment, aggravant ainsi le risque de nouvelles coulées.