Selon BFM Immo, la mairie de New York a rendu publique une liste exhaustive des propriétaires de résidences secondaires de luxe dont les biens, estimés à plus de 5 millions de dollars, seront soumis à une nouvelle taxe municipale. Cette mesure, portée par le maire Zohran Mamdani, vise à alimenter les caisses de la ville pour financer services publics et infrastructures.

Ce qu'il faut retenir

  • Une taxe sur les résidences secondaires de luxe, instaurée par le maire Zohran Mamdani, cible les biens estimés à plus de 5 millions de dollars.
  • La liste publiée recense 960 000 résidences et mentionne les noms des propriétaires, leurs adresses et la valeur marchande des biens.
  • Parmi les personnes concernées figurent des personnalités comme le secrétaire d'État américain au Commerce Howard Lutnick, la nièce de Donald Trump Mary Trump, ou encore le réalisateur oscarisé Darren Aronofsky.
  • La taxe devrait rapporter 500 millions de dollars par an, avec des contributions annuelles pouvant atteindre 1 million de dollars pour certains propriétaires.
  • Les premiers avis d'imposition seront envoyés d'ici le 30 août 2026, avec une liste définitive prévue pour décembre.

Une mesure fiscale controversée mais attendue

Depuis plusieurs semaines, la décision du maire Zohran Mamdani de taxer les résidences secondaires de luxe suscite des réactions contrastées parmi les New-Yorkais. Selon BFM Immo, la publication de cette liste a déjà provoqué la colère de nombreux propriétaires, qui dénoncent une stigmatisation. Parmi les critiques les plus virulentes, Steven Fulop, président de Partnership for New York City — une organisation regroupant 300 entreprises —, a estimé que cette initiative envoie un message « implicite » selon lequel ces propriétaires auraient « commis une faute ».

« Le maire a déjà été élu ; il n’a pas besoin de gouverner en ciblant des individus pour marquer des points politiques », a-t-il déclaré au Wall Street Journal, cité par BFM Immo. Pourtant, le maire Mamdani assume pleinement cette politique. Dès son entrée en fonction, il avait promis de taxer les plus aisés pour résoudre les difficultés budgétaires de la ville. « Aujourd’hui marque la première étape de la mise en œuvre de cette taxe et de la collecte des recettes essentielles au financement de nos parcs, de nos écoles et de nos bibliothèques », a-t-il souligné, ajoutant que sa mise en œuvre serait « rigoureuse ».

Des personnalités de premier plan parmi les contribuables concernés

Parmi les noms publiés, certains propriétaires attirent particulièrement l’attention. Le milliardaire Ken Griffin, fondateur du hedge fund Citadel, détient un appartement estimé à 238 millions de dollars dans l’Upper East Side. Selon les projections, sa contribution annuelle pourrait atteindre 1 million de dollars, soit le montant le plus élevé de la liste.

D’autres personnalités figurent également sur cette liste, comme le secrétaire d’État américain au Commerce, Howard Lutnick, propriétaire d’un bien évalué à 37 millions de dollars, ou encore la nièce de Donald Trump, Mary Trump. Le réalisateur Darren Aronofsky, connu pour des films comme Black Swan, est également concerné. Ces noms illustrent l’ampleur de la mesure, qui touche aussi bien des acteurs économiques que des figures publiques.

Un processus de collecte encadré et des recours possibles

Pour accompagner les propriétaires concernés, la mairie de New York a mis en place plusieurs dispositifs. Selon BFM Immo, des notifications initiales ont déjà été envoyées, tandis qu’une page web dédiée a été créée pour expliquer les démarches à suivre. Les premiers avis d’imposition devraient parvenir aux contribuables d’ici la fin du mois d’août 2026.

Chaque propriétaire aura la possibilité de faire appel de sa taxation. Une liste définitive des contribuables concernés sera publiée en décembre 2026, clôturant ainsi la phase initiale de cette nouvelle imposition. D’ici là, les débats sur l’efficacité et l’équité de cette taxe devraient s’intensifier, alors que la ville cherche à concilier équilibre budgétaire et justice fiscale.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer la réaction des propriétaires concernés, alors que les avis d’imposition commenceront à être envoyés. La publication de la liste définitive en décembre permettra de mesurer l’impact réel de cette taxe, tant sur le plan financier que politique. Si les recettes attendues — 500 millions de dollars — sont au rendez-vous, d’autres villes américaines pourraient s’inspirer de cette initiative pour taxer à leur tour les résidences de luxe.

Reste à voir si cette mesure parviendra à concilier les objectifs de redistribution avec les critiques sur son caractère ciblé. Une chose est sûre : la question de la fiscalité des plus aisés ne manquera pas de revenir au cœur des débats politiques dans les mois à venir.

La taxe vise les résidences secondaires dont la valeur marchande dépasse 5 millions de dollars. Selon la mairie, 960 000 résidences sont concernées par cette mesure, qui s’applique uniquement aux biens situés dans les limites de la ville de New York.

La mairie de New York estime que cette taxe rapportera 500 millions de dollars par an. Les contributions varient selon la valeur des biens : par exemple, un appartement valant 238 millions de dollars pourrait entraîner une taxation annuelle d’environ 1 million de dollars.