L’administration du président américain Donald Trump a présenté, ce mercredi 7 mai 2026, une nouvelle stratégie de lutte contre le terrorisme dans laquelle elle accuse l’Europe d’être un « incubateur » de groupes terroristes, alimentés selon elle par les migrations de masse et les politiques d’ouverture des frontières du continent. Selon Euronews FR, cette critique s’inscrit dans un contexte plus large où Washington dénonce un prétendu « effacement civilisationnel » de l’Europe, lié à l’immigration.

Cette stratégie, élaborée sous la direction de Sebastian Gorka, coordinateur de la lutte contre le terrorisme, cible également les « extrémistes de gauche violents », incluant les groupes « radicalement pro-transgenre », ainsi que les cartels de la drogue d’Amérique latine. Elle intervient quelques mois après la publication d’un rapport de sécurité nationale américain qualifiant l’Europe de territoire confronté à un déclin culturel et civilisationnel.

Ce qu'il faut retenir

  • L’administration Trump accuse l’Europe d’être un « incubateur » de terrorisme en raison de l’immigration et des politiques d’ouverture des frontières (Euronews FR).
  • La stratégie cible aussi les « extrémistes de gauche violents », y compris les groupes « radicalement pro-transgenre ».
  • Les cartels de la drogue des deux Amériques sont désignés comme une priorité dans la lutte antiterroriste.
  • Cette critique s’ajoute aux tensions récentes entre les États-Unis et leurs alliés européens, notamment sur la question de l’aide à apporter dans le conflit avec l’Iran.
  • La stratégie a été dévoilée par Sebastian Gorka, coordinateur de la lutte antiterrorisme, connu pour ses liens avec l’extrême droite.
  • L’administration Trump a récemment multiplié les mesures contre les droits des personnes transgenres, comme l’interdiction de leur participation aux sports féminins.

Une critique virulente de l’Europe, malgré ses alliances stratégiques

Parmi les passages les plus polémiques de cette stratégie figure une attaque frontale contre l’Europe, un continent pourtant composé d’alliés historiques des États-Unis. Washington reproche aux politiques européennes leur « ouverture des frontières » et leur « idéal mondialiste », qu’elle considère comme des facteurs d’expansion du terrorisme. Dans un extrait publié par Euronews FR, la stratégie affirme : « Il est clair pour tous que des groupes hostiles bien organisés exploitent l’ouverture des frontières et les idéaux mondialistes qui y sont liés. Plus ces cultures étrangères se développent, et plus les politiques européennes actuelles persistent, plus le terrorisme est garanti. »

La stratégie va jusqu’à qualifier l’Europe de « berceau de la culture et des valeurs occidentales », tout en l’appelant à « mettre un terme à son déclin délibéré ». Ces propos, tenus par Sebastian Gorka, soulèvent des questions sur la cohérence de cette position alors que l’Europe reste un partenaire clé des États-Unis dans l’OTAN et sur la scène internationale. Gorka, dont les liens avec des groupes d’extrême droite sont documentés, a été nommé à ce poste malgré ces controverses.

L’extrême gauche et les cartels au cœur de la stratégie américaine

Au-delà de l’Europe, la nouvelle stratégie de lutte antiterroriste des États-Unis accorde une place centrale à la lutte contre les « extrémistes de gauche violents ». Cette catégorie inclut des groupes anarchistes, antifascistes et, de manière plus surprenante, des mouvements « radicalement pro-transgenre ». La Maison-Blanche justifie cette focalisation par la nécessité de neutraliser des groupes dont l’idéologie serait « anti-américaine » et menaçant l’ordre social.

Un exemple souvent cité par l’administration Trump est l’assassinat présumé de Charlie Kirk, un influenceur conservateur proche du président, tué selon elle « par un radical adhérant à des idéologies transgenres extrêmes ». Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, Donald Trump a multiplié les mesures restrictives contre les personnes transgenres, comme l’adoption d’un décret reconnaissant uniquement deux genres ou l’interdiction de leur participation aux compétitions sportives féminines.

Par ailleurs, la stratégie place les cartels de la drogue des deux Amériques parmi les principales menaces terroristes. Washington promet de renforcer la coopération avec les pays d’Amérique latine pour démanteler ces organisations, souvent liées à des activités criminelles transnationales et à des réseaux de financement illégal.

Un climat de tensions transatlantiques exacerbé

Cette nouvelle stratégie antiterroriste intervient dans un contexte de relations déjà tendues entre les États-Unis et l’Europe. En avril 2026, Donald Trump a publiquement critiqué ses alliés européens pour leur manque de soutien dans le conflit avec l’Iran, les accusant de ne pas assumer leurs responsabilités en matière de sécurité collective. Ces reproches s’ajoutent à des divergences persistantes sur les questions commerciales, environnementales et migratoires.

L’Europe, de son côté, a réagi avec prudence à ces accusations. Plusieurs responsables politiques ont souligné que les États-Unis et leurs alliés européens partageaient des valeurs communes en matière de lutte contre le terrorisme, malgré des approches différentes. « Nous prenons ces déclarations au sérieux, mais nous restons convaincus que la coopération transatlantique reste essentielle pour faire face aux défis globaux », a déclaré un porte-parole de l’Union européenne sous couvert d’anonymat.

Les droits des personnes transgenres au cœur des débats politiques américains

La focalisation de l’administration Trump sur les « idéologies pro-transgenre » reflète une ligne politique de plus en plus restrictive envers les droits des personnes LGBTQ+. Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump a signé plusieurs décrets limitant les droits des personnes transgenres, notamment dans les domaines du sport, de l’éducation et des soins de santé. Ces mesures s’inscrivent dans une politique plus large de réduction des droits sociaux, perçue comme une volonté de revenir à une vision traditionnelle de la société américaine.

Les associations de défense des droits humains ont dénoncé ces décisions, les qualifiant de « régressives » et « discriminatoires ». « Ces politiques ne font qu’alimenter la haine et la violence envers les personnes les plus vulnérables de notre société », a réagi Human Rights Campaign, une organisation américaine de défense des droits LGBTQ+.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines pourraient voir une intensification des tensions entre Washington et ses alliés européens, notamment lors des sommets de l’OTAN prévus en juin 2026. L’administration Trump pourrait également durcir ses mesures contre les groupes ciblés par la stratégie, tout en maintenant sa politique restrictive envers les droits des personnes transgenres. Reste à voir si cette approche parviendra à renforcer la sécurité nationale américaine ou si elle creusera davantage les divisions avec ses partenaires internationaux.

Pour l’Europe, cette stratégie pourrait inciter à une réévaluation de ses politiques migratoires et sécuritaires, tout en cherchant à préserver ses relations avec les États-Unis malgré les divergences affichées. La capacité des deux rives de l’Atlantique à maintenir un dialogue constructif sera déterminante dans les mois à venir.

Selon Euronews FR, Washington reproche à l’Europe son « ouverture des frontières » et ses politiques « mondialistes », qu’elle considère comme des facteurs favorisant l’expansion du terrorisme. La stratégie accuse également les pays européens de ne pas en faire assez pour lutter contre l’immigration irrégulière, présentée comme un terreau pour les groupes terroristes.

La stratégie mentionne explicitement les « anarchistes », les « antifascistes » et les mouvements « radicalement pro-transgenre ». Ces groupes sont accusés d’adopter des idéologies « anti-américaines » et de représenter une menace pour l’ordre social et politique des États-Unis.