Les obsèques de Lyhanna, collégienne de 11 ans et demi retrouvée sans vie le 4 juin dans le Gers, ont eu lieu ce vendredi 12 juin à Fleurance. La cérémonie, retransmise en partie à la demande de la famille, s’est déroulée en présence du maire Grégory Bobbato, de proches et de citoyens venus lui rendre un dernier hommage. Selon Franceinfo – Faits divers, l’inhumation s’est faite « dans la plus stricte intimité », conformément aux volontés de ses parents.
Ce qu’il faut retenir
- Lyhanna, 11 ans et demi, est décédée le 4 juin dans des circonstances encore non élucidées à ce jour.
- Ses obsèques se sont tenues le 12 juin à Fleurance (Gers), en présence de la presse et d’une foule recueillie.
- Le maire de Fleurance, Grégory Bobbato, a insisté sur le caractère intime du deuil : « Nous ne disons pas au revoir à un symbole, mais à une enfant de 11 ans et demi. »
- L’association des maires du Gers a appelé à un moment de recueillement devant les mairies du département, avec mise en berne des drapeaux.
- Plusieurs personnalités, dont la ministre de la Santé Stéphanie Rist et la Fondation des femmes, ont réagi à sa disparition en relançant le débat sur la protection de l’enfance.
- Une chanson composée en son honneur a été entonnée lors de la cérémonie, suivie d’un lâcher de ballons blancs.
Une cérémonie marquée par l’émotion et le respect des volontés familiales
Le convoi funéraire est arrivé au cimetière de Fleurance un peu avant 14h30, accueilli par une assistance silencieuse et recueillie. Grégory Bobbato, maire de la commune, a ouvert les hommages en rappelant que Lyhanna n’était ni un symbole ni une cause, mais une enfant : « Nous ne disons pas au revoir à un symbole, une lutte, mais à une enfant de 11 ans et demi. » Il a salué le « courage » de la famille face à cette épreuve.
La maîtresse de cérémonie a dressé un portrait de Lyhanna, décrivant une « petite fille joyeuse, coquette et pipelette », dotée d’un « instinct de protection envers ceux qu’elle aimait ». Ses mots ont conclu la cérémonie par une phrase devenue refrain : « Lyhanna, tu es devenue cette lumière qui brillera à jamais. » Un lâcher de ballons blancs a suivi, en musique, pour symboliser son adieu.
Un deuil collectif et des hommages partagés
Dès l’annonce de la cérémonie, la mairie de Fleurance avait précisé que les citoyens souhaitant manifester leur soutien étaient les bienvenus. Une nuance importante, puisque l’inhumation devait se faire « dans la plus stricte intimité », à la demande expresse des parents. L’association des maires du Gers a appelé, en parallèle, à un moment de recueillement devant les mairies du département, avec mise en berne des drapeaux nationaux.
Parmi les participants, des habitants ont partagé leur émotion. Virginie, venue avec sa fille Lilou, 16 ans, a confié : « Ça me rend malade de me dire qu’ils ne verront pas leur fille grandir, qu’elle ne passera jamais en 5e. » Le cercueil bleu de Lyhanna a été porté devant une foule debout, dans un silence respectueux.
Des réactions politiques et associatives qui s’enchaînent
La disparition de Lyhanna a relancé les débats sur la protection de l’enfance. Stéphanie Rist, ministre de la Santé, a indiqué sur France 2 vouloir simplifier le signalement des enfants en danger. Elle a précisé que des travaux étaient en cours pour faciliter le processus, notamment pour les professionnels de santé.
Du côté des associations, la Fondation des femmes a réaffirmé sa détermination : « On ne lâchera rien. On le doit à la mémoire de Lyhanna », a déclaré Yseline Fourtic-Dutarde, porte-parole de l’association. Cette dernière est à l’origine de l’appel à se rassembler chaque lundi soir devant les tribunaux pour réclamer une loi intégrale contre les violences sexuelles. La réalisatrice Andrea Bescond, autrice de *Les Chatouilles*, a également réagi : « J’ai beaucoup de chagrin. Je suis très triste qu’encore une fois ce soit un problème systémique. »
Le contexte judiciaire et familial qui reste sous tension
Alors que les obsèques se déroulaient, les révélations autour de la famille de Jérôme Barella, beau-père par alliance de Lyhanna, se multipliaient. Deux demi-sœurs et petites-filles par alliance de Joël Barella ont témoigné dans la presse au sujet des agressions sexuelles et viols qu’elles affirment avoir subis de sa part alors qu’elles étaient mineures. Ces témoignages, relayés par Franceinfo, ajoutent une dimension supplémentaire à l’affaire, même si leur lien direct avec la disparition de Lyhanna n’a pas été établi.
Pour rappel, Lyhanna avait été retrouvée sans vie le 4 juin dans des circonstances encore officiellement non élucidées. L’enquête, confiée à la police judiciaire, se poursuit sans qu’aucun suspect n’ait été officiellement identifié à ce stade. La famille a choisi de garder le silence sur les causes de son décès.
Dans le Gers, comme ailleurs en France, la disparition de Lyhanna rappelle avec une acuité douloureuse l’importance des mécanismes de protection de l’enfance. Son histoire, désormais médiatisée, pourrait contribuer à faire évoluer les lois, mais pour ses proches, l’essentiel reste l’intimité d’un deuil qu’aucun symbole ne pourra jamais remplacer.
La mairie de Fleurance avait indiqué que les citoyens souhaitant manifester leur soutien étaient les bienvenus. Cependant, l’inhumation elle-même s’est faite « dans la plus stricte intimité », conformément aux volontés des parents. La cérémonie publique a donc permis de concilier hommage collectif et respect de la famille.
L’enquête, confiée à la police judiciaire, se poursuit sans qu’aucun suspect n’ait été officiellement identifié à ce jour. Les enquêteurs devraient interroger l’entourage proche de Lyhanna et examiner les éventuels antécédents judiciaires des personnes liées à sa vie. Aucune date de conclusion n’a été communiquée.