L’or a connu en 2025 sa plus forte progression annuelle depuis des décennies, avec une hausse de près de 70 % en dollars. Ce mouvement spectaculaire a attiré l’attention des épargnants, mais il soulève une question cruciale : faut-il encore investir dans ce métal précieux ou dans les sociétés minières, alors que sa volatilité reste élevée ?
Selon Capital, cette dynamique s’explique par plusieurs facteurs structurels et conjoncturels, mais elle invite aussi à la prudence.
Ce qu'il faut retenir
- L’or a progressé de près de 70 % en 2025, un niveau inégalé depuis des décennies, selon Capital.
- Après un pic en janvier, le métal jaune a perdu 11 % en une semaine en mars 2026, illustrant sa forte volatilité.
- Les achats des banques centrales, les tensions géopolitiques et l’amélioration des marges des producteurs soutiennent le secteur à moyen terme.
- Les métaux industriels comme le cuivre ou l’étain présentent aussi des opportunités, liées à l’électrification et aux besoins industriels.
- Les experts recommandent une exposition limitée à l’or et aux métaux miniers, idéalement entre 5 et 10 % d’un portefeuille.
Un rallye sans précédent pour l’or en 2025
L’année 2025 restera comme celle d’un boom historique pour l’or. Le métal précieux a enregistré une progression annuelle de près de 70 % en dollars, un niveau rarement atteint dans les décennies passées. Ce mouvement s’est accéléré en janvier 2026, lorsque l’or a battu de nouveaux records de cours. Pourtant, cette hausse spectaculaire s’est accompagnée d’une volatilité marquée : en mars 2026, le métal jaune a perdu 11 % en seulement une semaine. Une correction brutale qui rappelle que l’or, malgré sa réputation de « valeur refuge », n’est pas à l’abri des retournements de marché.
Selon Capital, ce paradoxe s’explique par la conjonction de plusieurs facteurs : les achats massifs des banques centrales, le retour des investisseurs particuliers et un contexte de diversification des portefeuilles face à l’incertitude économique.
Quels fondamentaux soutiennent encore l’or à moyen terme ?
Pour les investisseurs, la question n’est pas tant de savoir si l’or a déjà trop monté, mais plutôt si ses fondamentaux justifient une exposition supplémentaire. Maxime Kugler, responsable de l’offre financière chez Altaprofits, estime que « l’or reste attractif à moyen-long terme ». Il cite trois piliers majeurs : les achats des banques centrales, souvent motivés par la volonté de réduire leur dépendance au dollar, les tensions géopolitiques persistantes, qui renforcent l’attrait pour les actifs refuges, et l’amélioration des marges des producteurs si les coûts d’extraction se stabilisent.
Bref, le métal jaune conserve des atouts structurels, même après une année de hausse exceptionnelle.
Les métaux industriels, une alternative méconnue mais prometteuse
Si l’or capte toute l’attention, les métaux industriels pourraient aussi séduire les investisseurs. Selon Capital, des matériaux comme le cuivre ou l’étain présentent un potentiel intéressant, porté par des besoins structurels liés à la transition énergétique et aux usages industriels. Le cuivre, par exemple, est essentiel pour les réseaux électriques et les véhicules électriques. L’Europe a d’ailleurs renforcé sa stratégie sur les matières premières critiques, un signe que ces enjeux dépassent le simple effet de mode.
L’étain, quant à lui, profite d’un marché tendu et d’applications industrielles spécifiques, comme les alliages ou les soudures. Ces métaux offrent donc une diversification utile, complémentaire à l’or.
Faut-il investir maintenant ? Les experts donnent leurs recommandations
Pour Maxime Kugler, l’or et les métaux miniers doivent rester une poche de diversification au sein d’un portefeuille, et non le cœur de la stratégie. « L’idée, c’est d’avoir un actif qui peut réagir différemment du reste de votre portefeuille », explique-t-il. Une exposition limitée, entre 5 et 10 %, permet d’amortir certains chocs, mais une trop forte allocation expose à des corrections brutales.
Après une hausse aussi marquée, la vraie question n’est plus « faut-il acheter ? », mais « quelle part de mon portefeuille suis-je prêt à perdre en cas de correction de 20 % ? ». Les experts conseillent d’éviter les achats étalés sur plusieurs mois : mieux vaut investir d’un coup après une forte hausse, pour limiter les risques liés à la volatilité.
En résumé, si l’or et les métaux miniers conservent des atouts, leur volatilité exige prudence et modération. Les fondamentaux restent solides, mais le contexte actuel impose une approche mesurée.
L’or conserve des caractéristiques de valeur refuge, notamment grâce aux achats des banques centrales et aux tensions géopolitiques. Cependant, sa volatilité récente rappelle qu’il n’est pas à l’abri des corrections brutales. Les experts recommandent de limiter son exposition à moins de 10 % d’un portefeuille.
Selon Capital, le cuivre et l’étain figurent parmi les métaux industriels les plus porteurs. Leur demande est soutenue par l’électrification, les infrastructures et les usages industriels. L’Europe, en renforçant sa stratégie sur les matières premières critiques, confirme cet intérêt.