Selon BFM Bourse, l’ex-France Télécom a revu à la hausse ses objectifs annuels pour 2026 après des résultats solides au deuxième trimestre, portés notamment par sa filiale espagnole MasOrange. Ce mardi 28 juillet, l’action du groupe a progressé de 3,75 % en fin de matinée, confirmant l’enthousiasme des investisseurs.

Depuis le début de l’année, le titre d’Orange affiche une progression de 18 %, contre une hausse de seulement 3,35 % pour le CAC 40. Une performance qui place l’opérateur télécoms parmi les valeurs les plus dynamiques de l’indice parisien.

Ce qu'il faut retenir

  • Croissance du chiffre d’affaires de 3,5 % au deuxième trimestre 2026, pour atteindre 10,853 milliards d’euros.
  • Hausse de l’Ebitdaal de 4 % (hors effets de périmètre et de changes), soit 3,527 milliards d’euros.
  • Contribution majeure de l’Afrique et du Moyen-Orient (+15 % en chiffre d’affaires) ainsi que de MasOrange en Espagne.
  • Relevé des perspectives pour 2026 : l’Ebitdaal devrait progresser de plus de 4 % (contre « supérieure à 3 % » auparavant).
  • Dividende en hausse de 5 % pour 2026, fixé à 0,79 euro par action.
  • Objectif de flux de trésorerie organique porté à 4,3 milliards d’euros (contre 4 milliards auparavant).

Un deuxième trimestre marqué par des performances records

Au deuxième trimestre 2026, Orange a enregistré une croissance de son chiffre d’affaires de 3,5 % en données comparables, s’établissant à 10,853 milliards d’euros. Ce résultat dépasse de 2 % les attentes du marché, selon les estimations d’Oddo BHF. La croissance atteint même 9,2 % si l’on intègre la contribution de MasOrange, l’opérateur espagnol dont Orange détient désormais 100 % du capital depuis juin 2026.

Cette performance s’explique par une dynamique forte en Afrique et au Moyen-Orient (+15 % en chiffre d’affaires), ainsi que par des résultats solides en France et en Europe. Alphavalue souligne que ces chiffres « ont légèrement dépassé les attentes et s’inscrivent dans la tendance positive observée au premier trimestre ».

L’Afrique et le Moyen-Orient, nouveaux moteurs de croissance

Pour la première fois cette année, l’Afrique et le Moyen-Orient sont devenus les principaux leviers de croissance d’Orange. Au premier semestre 2026, la région affiche une progression record de 13,9 % en chiffre d’affaires, tirée par une demande accrue en services télécoms. Citi note d’ailleurs que l’Ebitdaal d’Orange affiche une « bonne tenue dans l’ensemble », avec une performance particulièrement marquée dans ces régions.

En Europe, la croissance atteint 4,1 %, tandis qu’en France, elle s’élève à 1,2 %. Ces chiffres confirment la résilience du groupe sur ses marchés historiques, malgré un contexte concurrentiel toujours plus tendu.

MasOrange, un atout stratégique en Espagne

Depuis son acquisition complète en juin 2026, MasOrange s’impose comme un pilier de la croissance d’Orange. Le groupe espagnol, leader sur le marché fixe et mobile, a enregistré 13 000 nouveaux abonnements haut débit et 70 000 nouveaux abonnements mobiles au deuxième trimestre. Oddo BHF salue ces « solides tendances commerciales », tant en Espagne qu’en France, où Orange a enregistré 62 000 nouveaux abonnements haut débit et 84 000 contrats mobiles.

Cette diversification géographique réduit la dépendance du groupe à ses marchés traditionnels et ouvre de nouvelles perspectives de revenus. Alphavalue estime d’ailleurs que, d’ici 2028, le flux de trésorerie organique d’Orange pourrait atteindre 5,2 milliards d’euros, grâce notamment à la contribution de MasOrange.

Des perspectives 2026 revues à la hausse

Fort de ces résultats, Orange a annoncé un relèvement de ses objectifs pour l’exercice 2026. Le groupe table désormais sur une hausse de son Ebitdaal global de plus de 4 %, contre « supérieure à 3 % » précédemment. Il a également relevé sa prévision de flux de trésorerie organique à 4,3 milliards d’euros, contre 4 milliards auparavant.

« Orange affiche une trajectoire de dividende positive et prévoit une croissance annuelle de ses flux de trésorerie de 10 % au cours des deux prochaines années, soutenue par les contributions de l’Espagne à partir de 2027 », précise Alphavalue. Pour 2026, le dividende a été fixé à 0,79 euro par action, en hausse de 5 % sur un an, et sera versé en 2027.

« Orange offre actuellement un rendement de dividende de 4,8 % et mérite une valorisation plus élevée, notamment par rapport à ses comparables européens comme BT et Vodafone. » — Alphavalue

Et maintenant ?

Pour les mois à venir, Orange mise sur une continuation de sa dynamique en Afrique et au Moyen-Orient, où la demande en services télécoms reste soutenue. Le groupe devrait également bénéficier de la pleine intégration de MasOrange, dont les contributions devraient s’amplifier en 2027. Les prochaines publications trimestrielles, prévues pour octobre 2026, seront scrutées de près pour évaluer l’impact des relèvements d’objectifs sur la confiance des investisseurs.

Reste à voir si cette croissance soutenue permettra à Orange de confirmer sa position parmi les leaders européens des télécoms, face à des concurrents comme Vodafone ou BT.

L’Ebitdaal (Earnings Before Interest, Taxes, Depreciation, Amortization and Leases) est le principal indicateur de résultats d’Orange. Il correspond au résultat d’exploitation après déduction des loyers, permettant d’évaluer la performance opérationnelle du groupe sans tenir compte de sa structure financière.

Ces régions affichent des taux de croissance bien supérieurs à ceux des marchés européens, avec une demande accrue en services télécoms. Leur contribution permet à Orange de diversifier ses revenus et de compenser les pressions concurrentielles en Europe, où les marges sont souvent plus serrées.