Le préfet de police de Paris a pris un arrêté visant à renforcer la sécurité des utilisateurs d’engins de déplacement personnels motorisés. Selon BFM Business, le port d’un casque et d’un équipement rétro-réfléchissant devient obligatoire à partir de ce samedi 8 août dans la capitale et dans trois départements limitrophes.

Ce qu'il faut retenir

  • À partir du 8 août 2026, le port d’un casque et d’un équipement rétro-réfléchissant est obligatoire pour tous les utilisateurs de trottinettes électriques, gyropodes et hoverboards à Paris, dans les Hauts-de-Seine (92), la Seine-Saint-Denis (93) et le Val-de-Marne (94).
  • Les contrevenants s’exposent à une amende de 135 euros en cas d’absence de casque et de 35 euros pour l’absence de gilet fluo ou d’équivalent rétro-réfléchissant.
  • En 2025, 79 utilisateurs de ces engins sont décédés dans des accidents, soit une hausse de 34 décès par rapport à 2024, selon les chiffres cités par la préfecture.
  • Près de 1 100 utilisateurs ont été grièvement blessés en 2025, un chiffre en augmentation de 33 % sur un an.
  • Plusieurs autres départements ont déjà adopté des mesures similaires, tandis que le Nord et la Manche prévoient de les appliquer dès le 1er septembre 2026.
  • La ministre déléguée Marie-Pierre Vedrenne a demandé à la Sécurité routière d’étudier une harmonisation nationale du port obligatoire du casque.

Dans un communiqué diffusé ce samedi 8 août, la préfecture de police de Paris justifie cette décision par « l’augmentation significative du nombre d’accidents corporels impliquant ces engins ». Elle souligne que les conducteurs sont « particulièrement exposés » et que la proportion de traumatismes crâniens graves ou mortels reste alarmante. « Désormais, le port d’un équipement rétro-réfléchissant et du casque est obligatoire », précise l’institution, qui précise que cette mesure s’applique à toute heure de la journée.

Parmi les engins concernés, on retrouve les trottinettes électriques, les gyropodes ou encore les hoverboards. La préfecture a pris soin de rappeler ces exemples sur ses réseaux sociaux pour éviter toute ambiguïté. Les contrevenants s’exposent à des sanctions immédiates : une amende forfaitaire de 135 euros pour l’absence de casque et de 35 euros pour l’absence de gilet fluo ou d’équipement rétro-réfléchissant.

Des chiffres qui alertent sur la dangerosité de ces engins

Les statistiques avancées par la préfecture de police de Paris sont sans équivoque. En 2025, 79 personnes utilisant ces engins ont perdu la vie, un bilan en hausse de 34 décès par rapport à 2024. « Cela représente une aggravation significative de la mortalité routière », a souligné la préfecture. Parallèlement, environ 1 100 utilisateurs ont été gravement blessés l’année dernière, un chiffre en progression de 33 % sur un an. Ces traumatismes, souvent graves, touchent principalement la tête et le torse, d’où l’importance accordée au port du casque et des équipements réfléchissants.

Ces données confirment une tendance déjà observée dans d’autres grandes villes françaises. Les trottinettes électriques, en particulier, sont régulièrement pointées du doigt pour leur rôle dans des accidents impliquant des piétons ou d’autres usagers de la route. « Les conducteurs de ces engins sont plus vulnérables que les automobilistes », rappelle la préfecture, qui insiste sur la nécessité de renforcer leur protection.

Une mesure déjà appliquée dans plusieurs départements

Paris et sa banlieue ne sont pas les premiers territoires à imposer ces règles. Plusieurs départements ont déjà adopté des mesures similaires. C’est le cas de la Seine-et-Marne, des Alpes-Maritimes, du Vaucluse et de l’Yonne, où le port du casque et du gilet rétro-réfléchissant est obligatoire depuis plusieurs mois. D’autres régions, comme le Nord et la Manche, devraient emboîter le pas dès le 1er septembre 2026, selon les informations rapportées par le Figaro.

Cette harmonisation progressive reflète une prise de conscience nationale. Interrogée par le Figaro ce vendredi 7 août, la ministre déléguée chargée du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et moyennes entreprises et du Tourisme, Marie-Pierre Vedrenne, a confirmé avoir demandé à la Sécurité routière de travailler sur un projet d’harmonisation nationale. L’objectif ? Étendre ces obligations à l’ensemble du territoire français. « Nous devons protéger tous les usagers, où qu’ils se trouvent », a-t-elle déclaré. Une consultation est en cours pour définir les modalités d’une telle généralisation.

Des sanctions immédiates et des alternatives pour les récalcitrants

Dès aujourd’hui, les forces de l’ordre pourront verbaliser les utilisateurs ne respectant pas ces nouvelles règles. Les amendes, déjà fixées à 135 euros pour l’absence de casque et à 35 euros pour l’absence de gilet fluo, seront appliquées sans délai. La préfecture de police a précisé que les contrôles seraient renforcés, notamment dans les zones où le trafic de ces engins est le plus dense.

Pour faciliter l’application de ces mesures, des campagnes de sensibilisation ont été lancées sur les réseaux sociaux et dans les points de location de trottinettes. Plusieurs enseignes, comme Lime ou Dott, ont déjà indiqué qu’elles mettraient à disposition des casques et des gilets réfléchissants dans leurs stations. « Nous soutenons pleinement cette initiative et allons adapter notre offre en conséquence », a réagi un porte-parole de Lime, contacté par nos soins.

Et maintenant ?

Cette mesure pourrait servir de modèle à d’autres agglomérations. Plusieurs grandes villes, comme Lyon ou Bordeaux, ont déjà exprimé leur intérêt pour une adoption similaire. Une concertation est en cours entre les préfectures et les collectivités locales pour évaluer la faisabilité d’une extension de ces règles. D’ici la fin de l’année, un bilan pourrait être tiré pour décider d’une généralisation à l’échelle nationale, comme le souhaite la ministre Marie-Pierre Vedrenne. Reste à voir si les autres départements suivront le mouvement dans les mois à venir.

En attendant, les utilisateurs de trottinettes électriques, gyropodes et hoverboards doivent se conformer à ces nouvelles obligations sous peine de sanctions. Une chose est sûre : la préfecture de police de Paris ne compte pas faire de quartier. « La sécurité des usagers est une priorité absolue », a rappelé l’institution dans son communiqué. Pour les récalcitrants, l’argument financier pourrait bien être le plus convaincant.

Les trottinettes électriques, les gyropodes et les hoverboards sont concernés par cette nouvelle réglementation, qui s’applique à toute heure de la journée dans Paris et dans les départements des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne.

Une amende de 135 euros est prévue pour l’absence de casque, tandis que l’absence de gilet fluo ou d’équivalent rétro-réfléchissant entraîne une amende de 35 euros.