L'ancien maire LR de Levallois-Perret, Patrick Balkany, doit être jugé à partir de ce mardi à Nanterre pour des faits présumés de « détournement de fonds publics », selon BFM - Faits Divers. À 77 ans, il est accusé d'avoir utilisé des agents municipaux comme chauffeurs personnels et d'avoir offert un emploi de complaisance à l'un de ses proches entre 2010 et 2015, alors qu'il était encore maire.
Les enquêteurs ont découvert que quatre agents, dont trois policiers municipaux, avaient été utilisés comme chauffeurs personnels de Patrick Balkany, sans distinction entre les trajets privés et les déplacements municipaux. Les chauffeurs ont confirmé avoir travaillé comme chauffeurs sans distinction entre les deux types de déplacements, et ont listé les différents trajets qu'ils avaient effectués, notamment un aller-retour pour un dîner à Deauville, les conduites des petits-enfants et de leur nounou à Neuilly-sur-Seine, ou encore des trajets pour l'assistante parlementaire de l'édile.
Ce qu'il faut retenir
- Patrick Balkany est jugé pour détournement de fonds publics
- Il est accusé d'avoir utilisé des agents municipaux comme chauffeurs personnels
- Il est également accusé d'avoir offert un emploi de complaisance à l'un de ses proches
- Les faits se sont déroulés entre 2010 et 2015, alors que Patrick Balkany était maire de Levallois-Perret
- Le tribunal judiciaire de Nanterre a prévu quatre jours d'audience pour examiner ces deux dossiers
Les faits
Les enquêteurs ont mené une perquisition à Giverny, où ils ont découvert un policier municipal qui confirmait être l'un des « chauffeurs attitrés » du maire de Levallois-Perret. Les chauffeurs ont confirmé avoir travaillé comme chauffeurs sans distinction entre les trajets privés et les déplacements municipaux. Patrick Balkany a toujours « fortement » contesté les faits, en tentant de se dédouaner de sa responsabilité.
Le juge qui a instruit cette affaire a pris note de l'idéal de sécurité de Patrick Balkany, mais se demande pourquoi il n'a pas sollicité le Service de protection des hautes personnalités (SPHP). Les enquêteurs ont également découvert que les chauffeurs municipaux avaient suivi le maire jusqu'à sa résidence secondaire, la villa Pamplemousse, située sur l'île de Saint-Martin, dans les Antilles françaises.
Les conséquences
Patrick Balkany encourt une peine de dix ans de prison. Son avocat, Robin Binsard, a déclaré qu'il solliciterait la relaxe de son client. Patrick Balkany devra également répondre à d'autres faits de « détournements de fonds publics » et de « prise illégale d'intérêts », qui portent sur l'emploi de Renaud Guillot-Corail, un proche de Patrick Balkany.
Renaud Guillot-Corail a travaillé à la mairie en tant que « conseiller économique » jusqu'en 2012, date à laquelle il a pris sa retraite. Cependant, il a continué à percevoir une rémunération, à bénéficier d'un bureau et de l'assistance d'une secrétaire, en prenant la tête d'une « association satellite » de la mairie, le Comité de développement économique et d'échanges internationaux de la ville de Levallois (Le CODEEIL).
Les réactions
Patrick Balkany a toujours « fortement » contesté les faits, en tentant de se dédouaner de sa responsabilité. Il a déclaré que « toutes vos questions sont un abus de pouvoir et un non-sens. C'est pas à un juge de se mêler de l'organisation intérieure d'une mairie ». Il a également déclaré que « c'est à partir de ce moment-là que j'ai fait mettre des vitres blindées » après avoir été la cible d'un tir à la carabine dans son bureau de maire en 1983.
En conclusion, l'affaire de Patrick Balkany est complexe et multifacette. Les faits sont graves et les conséquences pourraient être importantes. Il est important de suivre de près les développements de cette affaire et de voir comment le tribunal judiciaire de Nanterre va statuer sur ces faits de détournement de fonds publics.
