Le Plan d’épargne retraite (PER) proposé par Fortuneo affiche ses premiers résultats annuels depuis son lancement en 2024. Selon Capital, le contrat affiche un rendement net de 7,31 % pour le profil dynamique sur un horizon 15-10 ans, 7,29 % pour le profil équilibré et 4,02 % pour le profil prudent. Le fonds en euros, souvent privilégié pour sa sécurité, a quant à lui généré un rendement de 3,20 % net, un score supérieur à la moyenne des contrats récents disponibles sur le marché. Ces performances interviennent alors que plus de 1,6 million de clients ont déjà souscrit à ce dispositif, accessible dès un versement initial de 100 euros.

Ce qu'il faut retenir

  • Rendements 2025 : 7,31 % net (dynamique), 7,29 % (équilibré), 4,02 % (prudent) et 3,20 % pour le fonds en euros.
  • Frais réduits : 0,50 % sur les unités de compte en gestion libre, sans frais d’entrée, d’arbitrage ni de sortie.
  • Architecture large : 240 supports d’investissement, plusieurs sociétés de gestion partenaires et présence d’ETF accessibles.
  • Profil des souscripteurs : 30 % ont moins de 40 ans, âge moyen de 47 ans, versement initial moyen de 4 000 euros.
  • Déductibilité fiscale : jusqu’à 10 000 euros déductibles du revenu imposable, avec report des plafonds non utilisés sur cinq ans depuis la loi de finances 2026.

Pour Grégory Guermonprez, directeur de Fortuneo, la clé de ces performances réside dans une politique tarifaire volontariste. « Moins vous avez de frais, plus vous avez de performance », a-t-il souligné. Le contrat affiche des frais de gestion sur unités de compte à 0,50 % en gestion libre, contre une fourchette de 1 % à 1,30 % chez certains acteurs traditionnels. « Sur un horizon retraite, l’écart pèse lourd : si vous avez 0,50 % de frais de plus chaque année sur 20 ans, cela pèse lourd sur la performance », a-t-il expliqué. Fortuneo ne prélève ni frais d’entrée, ni frais d’arbitrage, ni frais de sortie, un avantage rare sur le marché des PER.

Côté offre, le PER Fortuneo se distingue par une architecture ouverte. Les souscripteurs bénéficient de 240 supports d’investissement, accessibles en gestion libre, ainsi que de plusieurs sociétés de gestion partenaires. La présence d’ETF, outils d’investissement à très bas coût, permet aux épargnants de diversifier leur portefeuille avec des montants modestes. Une stratégie qui séduit particulièrement les jeunes actifs, comme en témoignent les chiffres : près de 30 % des souscripteurs ont moins de 40 ans, l’âge moyen s’établissant à 47 ans. Le versement initial moyen s’élève à 4 000 euros, signe d’un engouement croissant pour ce placement, notamment depuis la crise sanitaire.

Les choix d’allocation reflètent cette diversité. 58 % des clients optent pour la gestion sous mandat, répartis entre les profils dynamique (22 %), équilibré (58 %) et prudent (20 %). Les 42 % restants privilégient la gestion libre. Une tendance qui confirme l’attrait pour des solutions automatisées, notamment pour les profils les moins expérimentés. Côté calendrier, les souscriptions se concentrent majoritairement au quatrième trimestre, période clé pour les avantages fiscaux liés à la défiscalisation des versements.

Du côté de la fiscalité, le PER Fortuneo mise sur un atout majeur : la déductibilité des versements du revenu imposable. Pour les contribuables fortement imposés, cet avantage est particulièrement intéressant. « 10 000 euros versés en tranche à 30 % génèrent 3 000 euros d’économie d’impôt immédiate », précise Grégory Guermonprez. Cependant, le directeur met en garde contre un piège courant : dépasser son plafond annuel de déduction et perdre l’avantage fiscal sur le surplus. Depuis la loi de finances 2026, les plafonds non utilisés peuvent être reportés sur cinq ans, contre trois auparavant, une mesure qui offre une plus grande flexibilité pour les épargnants aux revenus irréguliers.

Autre point de vigilance souligné par Fortuneo : l’horizon de placement. Le PER bloque l’épargne jusqu’à la retraite, sauf en cas de déblocage anticipé pour des motifs précis (achat de la résidence principale, accidents de la vie). « Il ne faut placer que ce dont on n’aura pas besoin avant la cessation d’activité », rappelle Grégory Guermonprez. Pour maintenir une trésorerie disponible, l’assurance-vie reste le complément naturel. Enfin, le directeur insiste sur l’importance de l’anticipation : « Plus on prépare sa retraite tôt, mieux c’est ». Un versement mensuel modeste engagé à 30 ans pèse plus, à terme, qu’un effort tardif et concentré, grâce à l’effet des rendements capitalisés.

Et maintenant ?

Le PER Fortuneo pourrait continuer à séduire un public toujours plus large, notamment les jeunes actifs en quête de placements flexibles et performants. Les prochaines évolutions législatives, notamment sur la fiscalité des retraits en capital à la retraite, pourraient encore renforcer son attractivité. Par ailleurs, une possible baisse des taux directeurs dans les mois à venir pourrait inciter les épargnants à se tourner vers des solutions comme le PER pour compenser la baisse des rendements sur les livrets réglementés. Reste à voir si la concurrence réagira en ajustant ses propres tarifs ou en améliorant ses offres.

En attendant, les experts s’accordent à dire que le PER, grâce à ses avantages fiscaux et sa souplesse, devrait continuer à s’imposer comme un pilier de la préparation à la retraite. Pour les épargnants, l’enjeu reste de bien évaluer leur capacité d’épargne et leur horizon de placement avant de souscrire.

Les déblocages anticipés d’un PER sont strictement encadrés par la loi. Ils sont possibles dans les cas suivants : l’acquisition ou la construction de la résidence principale, l’invalidité du titulaire, du conjoint ou d’un enfant, le décès du conjoint ou d’un enfant, l’expiration des droits à l’assurance chômage, ou encore le surendettement. Ces motifs doivent être justifiés par des documents officiels.