Quatre jours après le premier tour de l’élection présidentielle péruvienne, marqué par des irrégularités signalées par les observateurs, les résultats officiels ne sont toujours pas connus. Le dépouillement se poursuit dans un climat de grande tension, alors que les écarts entre les principaux candidats se resserrent, selon Ouest France.
Ce qu'il faut retenir
- Quatre jours après le scrutin, les résultats du premier tour restent inconnus en raison d’un dépouillement particulièrement serré.
- Les irrégularités signalées lors du vote compliquent la proclamation des résultats définitifs.
- Les écarts entre les candidats en tête se comptent en quelques milliers de voix, rendant chaque bulletin décisif.
Un scrutin sous haute surveillance
Le premier tour de l’élection présidentielle péruvienne, organisé dimanche 12 avril 2026, s’est déroulé dans un contexte tendu. Ouest France souligne que des irrégularités multiples ont été rapportées sur l’ensemble du territoire, notamment des retards dans la transmission des procès-verbaux, des anomalies dans les listes électorales et des incidents isolés de violence dans certains bureaux de vote.
Ces dysfonctionnements, bien que localisés, suffisent à perturber le décompte officiel. Les observateurs de l’Organisation des États américains (OEA) et de l’Union européenne ont appelé à la prudence, recommandant un recomptage partiel dans les zones les plus concernées par les irrégularités. Les autorités électorales péruviennes ont indiqué qu’elles ne rendraient pas de résultats définitifs avant la fin de la semaine.
Une course électorale incertaine
Avec un taux de participation estimé à 78 %, l’élection a vu s’affronter une dizaine de candidats, dont trois principaux : Keiko Fujimori, candidate de la droite conservatrice, Verónika Mendoza, figure de la gauche modérée, et Rafael López Aliaga, représentant de l’extrême droite. Selon les premiers décomptes non officiels, les trois candidats sont séparés par moins de 2 points de pourcentage, rendant toute projection hasardeuse.
Un responsable de la mission d’observation de l’OEA a déclaré :
« Le contexte actuel exige une transparence absolue. Chaque voix compte, et les irrégularités signalées doivent être examinées avec rigueur. »
Les conséquences politiques déjà visibles
En attendant la publication des résultats, les tensions politiques s’exacerbent. Les partisans de Keiko Fujimori, qui a obtenu le plus de voix selon les estimations, dénoncent déjà une tentative de fraude en faveur de Mendoza. Des manifestations ont été signalées à Lima et dans d’autres grandes villes, sans pour autant dégénérer, d’après les autorités locales.
Le président sortant, Pedro Castillo, dont le mandat s’achève en juillet 2026, a appelé au calme. « La démocratie péruvienne doit être respectée », a-t-il déclaré lors d’une allocution télévisée. « Les institutions doivent garantir un processus électoral irréprochable. »
Reste à savoir si le Pérou parviendra à surmonter cette crise institutionnelle sans ébranler davantage sa stabilité politique. La communauté internationale suit de près l’évolution de la situation, tandis que les Péruviens, eux, attendent toujours une réponse claire sur l’issue de ce premier tour.
D'après les premiers décomptes non officiels, Keiko Fujimori, Verónika Mendoza et Rafael López Aliaga se disputent les trois premières places, avec des écarts inférieurs à 2 points de pourcentage. Aucune proclamation officielle n'a encore été faite.
