L’investisseur et critique historique du Bitcoin, Peter Schiff, a récemment tempéré ses propos les plus virulents à l’encontre de la cryptomonnaie phare. Selon Journal du Coin, ce revirement intervient après une chute brutale du cours du BTC, qui a perdu plus de 70 % de sa valeur en quelques semaines. Une correction qui a poussé l’économiste à réévaluer ses prédictions les plus pessimistes.
Ce qu'il faut retenir
- Peter Schiff, connu pour ses positions très critiques envers le Bitcoin, a récemment admis que le BTC « ne va pas à zéro », malgré une chute historique de son cours.
- Cette déclaration intervient après que le Bitcoin a chuté de plus de 70 % en quelques semaines, effaçant des milliards de dollars de capitalisation.
- Schiff avait auparavant prédit à plusieurs reprises la disparition totale du Bitcoin, le qualifiant d’« actif sans valeur intrinsèque ».
- Le cours du Bitcoin, qui avait frôlé les 69 000 dollars en novembre 2021, est désormais redescendu sous la barre des 20 000 dollars.
- Cette chute s’inscrit dans un contexte de resserrement monétaire mondial et de liquidation massive des positions spéculatives.
Un revirement remarqué après une chute historique
Peter Schiff, figure emblématique des détracteurs du Bitcoin, a longtemps affirmé que la cryptomonnaie finirait par s’effondrer à néant. Pourtant, face à l’ampleur de la correction actuelle, il a dû reconnaître, selon Journal du Coin, que le Bitcoin « ne va pas à zéro ». Une déclaration qui surprend d’autant plus que Schiff avait multiplié les prédictions catastrophistes ces dernières années. Pour rappel, en 2020, il avait parié que le BTC tomberait à 1 000 dollars avant de remonter. Une prévision qui s’est révélée totalement erronée.
La chute récente du Bitcoin s’inscrit dans un contexte de crise macroéconomique globale. La hausse des taux directeurs des banques centrales, notamment de la Réserve fédérale américaine, a provoqué un exode des investisseurs vers des actifs moins risqués. Résultat : le Bitcoin, souvent considéré comme une valeur refuge en période d’inflation, a subi le même sort que les marchés actions. Son cours, qui avait atteint un sommet historique à près de 69 000 dollars en novembre 2021, a depuis chuté de plus de 70 %, flirtant avec des niveaux proches de 16 000 dollars début juin 2026.
Schiff et le Bitcoin : une relation tumultueuse
Peter Schiff, économiste et auteur de best-sellers comme Crash Proof, s’est toujours positionné comme un pourfendeur des cryptomonnaies. Pour lui, le Bitcoin n’a aucune utilité économique réelle et ne repose que sur la spéculation. Il avait même qualifié la cryptomonnaie de « pyramide de Ponzi » en 2021, une comparaison qu’il avait maintenue malgré la montée en puissance du secteur. Pourtant, face à l’ampleur de la correction actuelle, Schiff a dû revoir sa copie. Dans une interview récente, il a concédé que le Bitcoin ne disparaîtrait pas totalement, même s’il reste sceptique sur son avenir à long terme.
Son changement de ton intervient alors que le marché des cryptomonnaies traverse une des pires crises de son histoire. Des centaines de milliards de dollars ont été effacés en quelques semaines, et des projets emblématiques comme Terra (LUNA) ou Celsius ont fait faillite. Dans ce contexte, même les plus fervents défenseurs du Bitcoin reconnaissent que le secteur doit faire face à des défis majeurs. Quant à Schiff, il continue de prédire un effondrement des marchés actions, mais évite désormais de cibler spécifiquement le Bitcoin.
Un marché en pleine purge
La chute du Bitcoin ne se limite pas à une simple correction technique. Elle s’accompagne d’une liquidation massive des positions spéculatives, avec des effets domino sur tout l’écosystème crypto. Selon les données compilées par Journal du Coin, plus de 200 milliards de dollars ont été retirés des plateformes d’échange en mai 2026, un record absolu. Les stablecoins, censés offrir une stabilité relative, ont également subi des pressions, avec des dépeg partiels observés sur plusieurs projets.
Cette purge brutale a touché tous les acteurs du secteur, des particuliers aux fonds d’investissement. Des entreprises comme MicroStrategy, qui avaient massivement investi dans le Bitcoin comme réserve de valeur, voient désormais leurs bilans fortement dégradés. À l’inverse, certains investisseurs voient dans cette chute une opportunité d’achat, tablant sur un rebond à moyen terme. Reste à savoir si le Bitcoin parviendra à se relever de cette crise, ou s’il s’installera durablement dans un nouveau régime de prix, bien en dessous de ses anciens sommets.
En attendant, les investisseurs restent prudents, et le Bitcoin, autrefois vu comme une révolution financière, doit désormais prouver sa résilience face à une défiance généralisée. Comme le rappelle Schiff, « le Bitcoin n’est pas mort, mais il a perdu beaucoup de son aura ».
La chute du Bitcoin s’explique principalement par un contexte de resserrement monétaire mondial. La hausse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale américaine et d’autres banques centrales a poussé les investisseurs à se désengager des actifs risqués, dont le Bitcoin. Par ailleurs, la liquidation massive des positions spéculatives et l’effondrement de plusieurs projets crypto (comme Terra ou Celsius) ont amplifié la baisse.