Une pétition contre la loi Yadan, qui vise à lutter contre les formes renouvelées de l'antisémitisme, a dépassé les 200 000 signatures sur le site de l'Assemblée nationale, selon BFM - Politique. Cette proposition de loi, portée par la députée Caroline Yadan, sera examinée en avril. La pétition, intitulée « Non à la loi Yadan », a été mise en ligne le 18 février 2026 et a recueilli plus de 227 000 signatures à ce jour.

La proposition de loi Yadan vise à élargir le délit d'apologie du terrorisme et à créer un délit de négation d'un État. Elle a été déposée par 128 députés le 19 novembre 2024 et est soutenue par l'actuelle ministre Aurore Bergé, ainsi que par les anciens Premiers ministres Gabriel Attal et Michel Barnier. Cependant, cette proposition de loi suscite de fortes contestations depuis plusieurs mois, avec des critiques émanant de la Ligue des droits de l'Homme, qui a appelé à voter « contre la dangereuse loi Yadan ».

Ce qu'il faut retenir

  • La pétition « Non à la loi Yadan » a dépassé les 200 000 signatures sur le site de l'Assemblée nationale.
  • La proposition de loi Yadan vise à lutter contre les formes renouvelées de l'antisémitisme.
  • La loi sera examinée en avril.
  • La Ligue des droits de l'Homme a appelé à voter contre la loi Yadan.

Contexte de la proposition de loi

La proposition de loi Yadan a été déposée dans un contexte de recrudescence de l'antisémitisme en France. Selon les données du ministère de l'Intérieur, les actes antisémites ont augmenté de 27 % en 2024 par rapport à l'année précédente. La loi vise à renforcer la lutte contre ces actes en élargissant le délit d'apologie du terrorisme et en créant un délit de négation d'un État.

La pétition « Non à la loi Yadan » critique cette proposition de loi, estimant qu'elle porte atteinte à la liberté d'expression et qu'elle est « liberticide ». Les signataires de la pétition affirment que la loi Yadan « empêcherait tout soutien à la cause palestinienne » et « le travail des journalistes et des chercheurs ».

Réactions et contestations

La proposition de loi Yadan a suscité de fortes réactions et contestations. La Ligue des droits de l'Homme a appelé à voter contre la loi, estimant qu'elle est « dangereuse » et qu'elle porte atteinte à la liberté d'expression. D'autres organisations, comme la France Insoumise, ont également critiqué la loi, estimant qu'elle est « une atteinte à la liberté d'expression ».

Rima Hassan, eurodéputée La France insoumise, a fustigé « un nouveau seuil franchi en matière d'atteinte à la liberté d'expression » si la loi venait à être promulguée. Elle a également estimé que la loi Yadan « renforcerait la colonisation de la Palestine par Israël, illégale au regard du droit international ».

Prochaines étapes

Et maintenant ?

La proposition de loi Yadan sera examinée en avril par l'Assemblée nationale. Si la pétition « Non à la loi Yadan » dépasse la barre symbolique des 500 000 signatures, issues d'au moins 30 départements ou collectivités d'outre-mer différents, la Conférence des présidents de l'Assemblée aura la possibilité d'organiser un débat public au sein de l'hémicycle.

Il est important de noter que la pétition contre la loi Yadan est la deuxième la plus soutenue sur le site de l'Assemblée nationale, après une autre pétition sur la loi Duplomb. La loi Yadan suscite donc un débat important et des réactions fortes de la part de la société civile.

La suite de ce débat sera à suivre de près, car elle pourrait avoir des implications importantes sur la liberté d'expression et la lutte contre l'antisémitisme en France.