Trois familles ont porté plainte le 24 et 25 août derniers contre l’ex-maire de Paris, Anne Hidalgo, et son ancien premier adjoint, Patrick Bloche, pour « non-assistance à personne en danger », notamment envers des mineurs de 15 ans. Cette révélation, confirmée par l’avocate des plaignants, Me Lise-Honorine Bornes, s’inscrit dans le cadre du scandale des violences au périscolaire parisien, selon nos confrères du Figaro.
Ce qu'il faut retenir
- Trois familles ont déposé plainte contre Anne Hidalgo et Patrick Bloche pour « non-assistance à personne en danger » le 24 et 25 août 2026.
- Les plaignants ont scolarisé leurs enfants à l’école Saint-Dominique (7e arrondissement de Paris).
- Les plaintes visent des mineurs de 15 ans, selon Me Lise-Honorine Bornes, avocate des familles.
- L’affaire a été révélée par Le Point et confirmée par du Figaro.
- Le scandale des violences au périscolaire parisien a été médiatisé par l’émission « Cash Investigation » sur France 2 le 29 janvier 2026.
Les familles plaignantes ont un point commun : leurs enfants étaient scolarisés à l’école Saint-Dominique, située dans le 7e arrondissement de Paris. Ce quartier est au cœur du scandale qui secoue la capitale depuis plusieurs mois. Comme le rapporte du Figaro, l’affaire a pris une nouvelle dimension après la diffusion, le 29 janvier 2026, de l’émission « Cash Investigation » sur France 2. Ce documentaire a révélé les dysfonctionnements persistants du périscolaire parisien, exposant des témoignages d’élèves victimes ainsi que des parents choqués par les conditions d’accueil.
Les trois familles ont choisi de saisir la justice en déposant plainte pour « non-assistance à personne en danger », un délit qui, selon elles, vise directement l’ex-édile et son ancien adjoint. Me Lise-Honorine Bornes, leur avocate, a confirmé cette information auprès du Figaro, soulignant que les faits concernaient des mineurs de 15 ans. Les plaignants reprochent à Anne Hidalgo et à Patrick Bloche, qui a occupé le poste de premier adjoint chargé de l’éducation, de la petite enfance et des familles de 2017 à mars 2026, d’avoir failli à leurs obligations.
Le périscolaire parisien est sous le feu des projecteurs depuis des mois. Les révélations de « Cash Investigation » ont mis en lumière des violences physiques et psychologiques subies par des enfants dans certains centres, ainsi que des dysfonctionnements organisationnels graves. Bref, l’émission a servi de catalyseur à une prise de conscience collective, poussant plusieurs familles à engager des poursuites contre les responsables politiques de l’époque.
Un scandale aux racines anciennes
Les problèmes du périscolaire parisien ne datent pas d’hier. Dès 2020, des signalements d’incidents violents avaient été rapportés par des associations et des parents d’élèves. Cependant, c’est l’émission « Cash Investigation », avec son enquête approfondie et ses témoignages accablants, qui a révélé l’ampleur du phénomène. Selon les informations recueillies, des animateurs auraient été impliqués dans des actes de violence, tandis que la gestion administrative laissait à désirer, faute de moyens et de contrôle suffisant.
Les plaignants estiment que Anne Hidalgo et Patrick Bloche, en tant que responsables politiques de la ville de Paris, auraient dû agir plus tôt pour éviter ces situations. « Ils étaient au courant des dysfonctionnements, mais n’ont pas pris les mesures nécessaires pour protéger les enfants », a déclaré Me Lise-Honorine Bornes au Figaro. Les familles attendent désormais que la justice fasse la lumière sur ces accusations.
Quelles suites pour l’affaire ?
Les plaintes déposées en août 2026 pourraient donner lieu à une enquête préliminaire, voire à une instruction, si le parquet décide de se saisir du dossier. Selon les procédures judiciaires en vigueur, l’enquête pourrait durer plusieurs mois avant qu’une décision ne soit prise quant à d’éventuelles poursuites. Les avocats des plaignants ont indiqué qu’ils comptaient déposer d’autres plaintes dans les semaines à venir, afin de faire reconnaître la responsabilité de la mairie de Paris dans ce scandale.
Côté politique, Anne Hidalgo, dont le mandat s’est achevé en mars 2026, a toujours défendu sa gestion du périscolaire, affirmant que des mesures avaient été prises pour améliorer la situation. Son successeur, Gabriel Attal, récemment élu maire de Paris, devra désormais gérer les conséquences de cette affaire, alors que des questions se posent sur la responsabilité de la collectivité dans la gestion des centres périscolaires.
Cette affaire soulève des questions plus larges sur la responsabilité des élus face à des dysfonctionnements touchant des mineurs. Alors que la justice s’apprête à se prononcer, le débat sur la protection de l’enfance dans les structures publiques parisiennes reste plus que jamais d’actualité.
Les familles ont porté plainte pour « non-assistance à personne en danger », un délit qui vise spécifiquement les anciens responsables politiques pour avoir, selon elles, failli à leur obligation de protection envers les mineurs de 15 ans.