Deux associations, Que Choisir Ensemble et No Plastic In My Sea, reprochent à la grande distribution de ne pas suffisamment se préparer aux deux lois récemment adoptées, qui fixent des objectifs ambitieux de réduction des plastiques à usage unique et des emballages d’ici 2030 et 2040. Selon Ouest France, ces textes législatifs imposent aux enseignes de revoir en profondeur leur politique d’emballage pour les produits de grande consommation.
Dans un communiqué commun, les deux associations soulignent que les supermarchés et hypermarchés continuent de proposer des fruits et légumes emballés sous plastique, des boissons en bouteilles non consignées et des snacks individuels suremballés. « Les enseignes affichent des objectifs flous sans calendrier précis ni mesures contraignantes », a déploré un porte-parole de Que Choisir Ensemble, cité par Ouest France. Les associations estiment que ces pratiques freinent la transition écologique et risquent d’exposer les distributeurs à des sanctions d’ici quelques années.
Ce qu'il faut retenir
- Deux associations, Que Choisir Ensemble et No Plastic In My Sea, accusent la grande distribution de ne pas respecter les échéances fixées par deux lois sur la réduction des plastiques.
- Les objectifs concernent la réduction des plastiques à usage unique et des emballages d’ici 2030 et 2040.
- Les supermarchés sont pointés du doigt pour leurs pratiques : fruits et légumes emballés, boissons en bouteilles non consignées et snacks individuels suremballés.
Des lois contraignantes, mais des mises en œuvre trop lentes
Les deux associations rappellent que la loi AGEC (Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire), promulguée en 2020, impose déjà des réductions progressives des plastiques à usage unique. Pourtant, Ouest France constate que peu de grandes surfaces ont adapté leur offre en conséquence. « Les objectifs de 2030 et 2040 ne sont pas une option, mais une obligation légale », a rappelé une militante de No Plastic In My Sea. Les associations ont mené une enquête auprès de plusieurs enseignes, dont Carrefour, Leclerc et Intermarché, révélant que leurs engagements publics ne se traduisent pas par des actions concrètes sur le terrain.
Parmi les exemples cités, les sachets de légumes frais, les barquettes de viande ou encore les bouteilles d’eau en plastique représentent encore une part majoritaire des ventes en libre-service. « On est encore très loin des objectifs fixés par la loi », a souligné un représentant de Que Choisir Ensemble. Les associations demandent un audit indépendant pour évaluer l’avancement réel des distributeurs et des sanctions en cas de non-respect des échéances.
Un manque de transparence dénoncé par les consommateurs
Selon Ouest France, les clients sont de plus en plus sensibles à la question des emballages. Une étude récente menée par l’association Greenpeace révèle que 72 % des Français souhaitent que les supermarchés suppriment les emballages plastiques inutiles d’ici 2027. Pourtant, les enseignes justifient leur lenteur par des contraintes logistiques et des coûts supplémentaires. « Les consommateurs sont prêts, mais les distributeurs traînent des pieds », a commenté un porte-parole de No Plastic In My Sea.
Les associations appellent à une mobilisation citoyenne pour interpeller les enseignes et exiger des alternatives durables. Elles citent en exemple des initiatives locales, comme les magasins de vrac ou les partenariats avec des producteurs pour des emballages réutilisables. « Il faut que les grandes surfaces s’engagent publiquement avec des feuilles de route détaillées », a insisté une militante. Les associations promettent de publier prochainement un classement des enseignes en fonction de leurs efforts réels.
Pour les consommateurs, l’alternative pourrait passer par une modification de leurs habitudes d’achat, en privilégiant les magasins engagés ou les circuits courts. Les associations rappellent que chaque geste compte : refuser les sacs plastiques, choisir des produits en vrac ou consigner ses bouteilles sont autant d’actions qui pourraient faire pression sur les distributeurs pour qu’ils accélèrent leur transition.
Les associations évoquent la loi AGEC (Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire), promulguée en 2020, et une seconde loi fixant des objectifs plus stricts pour 2030 et 2040. Ces textes imposent aux enseignes de réduire drastiquement leurs emballages plastiques à usage unique.
Les associations mentionnent notamment Carrefour, Leclerc et Intermarché dans leur enquête, sans pour autant exclure d’autres distributeurs. Leur critique porte sur l’absence de mesures concrètes malgré les engagements publics de ces enseignes.