En visite à l'hôpital du Pays d'Olmes à Lavelanet (Ariège) le 27 avril 2026, le président Emmanuel Macron a suscité une polémique en critiquant le système français entravant l'exercice des médecins à diplôme étranger en France. Il a dénoncé les partisans d'une ligne dure avec l'Algérie, les qualifiant de "mabouls" voulant "se fâcher avec l'Algérie".

Ce qu'il faut retenir

  • Emmanuel Macron critique le système empêchant les médecins étrangers à diplôme hors UE d'être titularisés en France.
  • 19 154 médecins étrangers exerçaient officiellement en France au 1er janvier 2025, dont 38,8% diplômés en Algérie.
  • La déclaration du président a été critiquée par l'ex-ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau.
  • L'Elysée a contextualisé les propos du président, soulignant l'importance des médecins étrangers dans le système de santé français.

Les propos d'Emmanuel Macron

Lors de sa visite, Emmanuel Macron a qualifié le système des praticiens à diplôme hors Union européenne de "bordel", regrettant les obstacles à l'intégration des médecins étrangers malgré leur contribution à la lutte contre les déserts médicaux. Il a déploré la logique administrative freinant leur intégration en France.

Réactions et clarifications

Face à la polémique, Emmanuel Macron a souligné plus tard l'importance de coopérer avec les pays étrangers et de favoriser le dialogue. Il a précisé ne viser personne en particulier et a défendu l'apport des médecins étrangers au service public français.

Réactions politiques

Bruno Retailleau a réagi en dénonçant la politique française vis-à-vis de l'Algérie, qualifiant l'exemple des médecins étrangers de "faux prétexte". Il a insisté sur la nécessité d'être ferme avec le gouvernement algérien et de ne pas se laisser humilier.

Et maintenant ?

La polémique soulève des questions sur la politique d'intégration des médecins étrangers en France et sur les relations avec l'Algérie. Les prochaines réactions des acteurs politiques pourraient clarifier les positions et les mesures à venir.