Le cœur est un organe très rarement atteint par le cancer, avec moins de deux cas pour 100 000 personnes chaque année, selon Franceinfo - Santé. Une étude récente a mis en lumière les mécanismes biologiques qui expliquent cette exception.

Ce qu'il faut retenir

  • Les battements constants du cœur jouent un rôle protecteur contre le cancer.
  • Une protéine spécifique, Nesprine, a été découverte et peut sentir que la cellule est écrasée par les contractions.
  • Les pulsations du cœur empêchent les cellules de se multiplier de manière incontrôlée.
  • Les cellules cancéreuses ont du mal à se diviser ou former de tumeurs dans le cœur.
  • Cette découverte ouvre des pistes thérapeutiques prometteuses pour d’autres cancers.

L'étude et ses conclusions

Une opération à l'Institut du cœur Saint Joseph, le 16 septembre 2024, a permis aux chercheurs de comprendre pourquoi le cœur est presque totalement épargné par le cancer.

Francesca Rochais, qui dirige une équipe de recherche sur le développement du cœur à l'Inserm, a déclaré : « La protéine qui a été découverte s'appelle Nesprine. Elle a été décrite effectivement comme étant capable de sentir que la cellule est écrasée par les contractions. Les battements de cœur vont générer cette pression mécanique sur les cellules et donc de dire à sa cellule :, je vais faire des gènes qui vont empêcher ma cellule de proliférer. »

Les implications thérapeutiques

Cette découverte ouvre des pistes thérapeutiques prometteuses pour d’autres cancers, en cherchant à reproduire cette contrainte physique sur les cellules afin de limiter leur prolifération.

Et maintenant ?

Il est à attendre que cette découverte soit suivie d'études cliniques pour confirmer ses résultats et développer des traitements innovants contre le cancer.

C'est une étape importante dans la lutte contre le cancer, et il est à espérer que ces découvertes mèneront à des traitements plus efficaces pour les patients.