Selon Top Santé, l’arthrose, bien que considérée comme la forme la moins grave d’arthrite, reste une pathologie douloureuse et invalidante pour des millions de personnes en France. Face à ce constat, une rhumatologue, experte dans la prise en charge des troubles musculo-squelettiques, livre un conseil simple et accessible à tous ses patients pour préserver la santé des genoux et réduire significativement les risques d’apparition de cette maladie dégénérative.
Ce qu'il faut retenir
- L’arthrose du genou touche environ 10 % des personnes de plus de 60 ans en France, selon les dernières estimations épidémiologiques.
- Une habitude quotidienne — accessible à tous et sans coût — est régulièrement recommandée par les spécialistes pour limiter les risques.
- Cette pratique ne nécessite aucun matériel spécifique et s’intègre facilement dans une routine journalière.
- Les bénéfices de cette méthode s’étendent au-delà de la prévention de l’arthrose, en améliorant aussi la mobilité et la qualité de vie.
Une pathologie répandue mais évitable
L’arthrose du genou, ou gonarthrose, se caractérise par une usure progressive du cartilage articulaire, entraînant douleurs, raideurs et difficultés à se déplacer. Selon Top Santé, cette affection touche environ 2,5 millions de Français, avec une prévalence qui augmente avec l’âge. Bien qu’elle ne soit pas systématiquement liée à un vieillissement inéluctable, certaines habitudes de vie peuvent en accélérer l’apparition. C’est pourquoi les spécialistes insistent sur l’importance de la prévention, notamment via des gestes simples et réguliers.
Le conseil d’une rhumatologue pour protéger ses genoux
Une rhumatologue, contactée par Top Santé, explique que la marche quotidienne, pratiquée de manière adaptée et régulière, constitue l’un des meilleurs moyens de préserver la santé des articulations. «
La marche est l’activité physique la plus accessible et la plus bénéfique pour les genoux. Elle permet de maintenir une bonne mobilité articulaire, de renforcer les muscles autour du genou et de favoriser la lubrification du cartilage grâce au mouvement.», précise-t-elle. Cette recommandation s’appuie sur des études montrant qu’une activité physique modérée, mais constante, réduit de près de 30 % les risques de développer une arthrose du genou.
L’experte souligne également que cette habitude doit s’accompagner d’une attention particulière à la posture et à l’intensité de l’effort. Une marche trop rapide, sur un sol inégal ou avec des chaussures inadaptées, pourrait au contraire aggraver les tensions articulaires. Autant dire que la régularité et la modération sont les maîtres-mots de cette prévention.
D’autres gestes complémentaires à adopter
Outre la marche, la rhumatologue interviewed par Top Santé recommande d’autres pratiques pour renforcer l’effet protecteur sur les genoux. Parmi elles, la pratique de la natation ou du vélo, deux activités à faible impact qui sollicitent les articulations sans les soumettre à des chocs répétés. Elle insiste aussi sur l’importance d’un poids de forme : «
Chaque kilo en trop représente une pression supplémentaire sur les genoux, ce qui peut, à long terme, accélérer l’usure du cartilage.»
Côté alimentation, elle évoque le rôle des nutriments anti-inflammatoires, comme les oméga-3 présents dans les poissons gras ou les antioxydants des fruits et légumes, pour soutenir la santé articulaire. Ces conseils, bien que simples, s’inscrivent dans une approche globale de prévention, où l’hygiène de vie joue un rôle clé.
L’arthrose du genou, bien que souvent perçue comme une fatalité liée à l’âge, peut être anticipée grâce à des gestes quotidiens et une hygiène de vie adaptée. Si la marche reste l’outil le plus simple et le plus accessible, elle doit s’accompagner d’autres habitudes pour maximiser ses effets protecteurs. À l’heure où les troubles musculo-squelettiques représentent la première cause d’invalidité chez les plus de 40 ans, ces recommandations prennent tout leur sens.
Selon les recommandations citées par Top Santé, une marche de 30 à 45 minutes par jour, à un rythme modéré, serait suffisante pour observer des bénéfices sur la santé des genoux. L’essentiel est la régularité plutôt que l’intensité.