Imaginez : vous avalez vos yaourts et compléments alimentaires en pensant faire le plein de bonnes bactéries. Sauf que... et si on vous disait que vous vous trompiez de cible depuis des années ?
Une étude internationale vient de tout remettre en question. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que ça bouscule nos certitudes.
Un groupe de bactéries méconnu, mais crucial
On a tous entendu parler des probiotiques. Ces petits organismes vivants censés coloniser notre intestin et nous protéger. Sauf que d'après nos confrères de Futura Sciences, une étude menée sur plus de 11 000 personnes révèle l'existence d'un groupe de micro-organismes ignorés jusqu'ici.
Le truc ? Ces bactéries-là, on les retrouve systématiquement chez les gens en bonne santé. Autant dire que ça donne à réfléchir.
(D'ailleurs, vous saviez que notre microbiote compte environ 100 000 milliards de bactéries ? Autant que nos cellules. Chiffre hallucinant, non ?)
Probiotiques : des cibles mal identifiées ?
Alors, ces probiotiques qu'on ingurgite à tour de bras, ils serviraient à quoi exactement ?
L'étude montre que les bactéries qu'on pensait cibler ne seraient pas forcément les bonnes. Pire : on aurait négligé un groupe entier de micro-organismes qui, eux, semblent jouer un rôle clé dans notre santé.
Résultat des courses : on pourrait se demander si nos compléments alimentaires ne sont pas un peu... dépassés.
Que faire de ces nouvelles informations ?
Alors, faut-il jeter ses probiotiques à la poubelle ? Pas si vite.
D'abord, cette étude ne dit pas que les probiotiques sont inutiles. Elle montre simplement qu'on pourrait peut-être mieux les cibler. Ensuite, la recherche est en cours. Les scientifiques travaillent d'arrache-pied pour comprendre comment exploiter ces nouvelles découvertes.
En attendant, on peut continuer à manger ses yaourts nature (oui, ceux-là même que mamie nous faisait avaler de force). Mais avec un œil plus critique sur les promesses des compléments alimentaires.
Et demain, on mange quoi ?
Alors, vers quoi se tourner ?
Les chercheurs espèrent identifier des souches plus efficaces. Peut-être même des probiotiques